La Coordination rurale a appelé le 16 janvier au « retour » des poules en cages pour augmenter la production d’œufs, une idée rejetée par l’interprofession, qui répète qu’il n’y a « pas de pénurie d’œufs » mais seulement des tensions d’approvisionnement. « La pénurie actuelle s’explique par des facteurs structurels et économiques. L’arrêt progressif des cages fragilise l’outil de production et impose des investissements lourds. Dans ce contexte, la Coordination Rurale demande un retour aux cages », a argumenté jeudi le deuxième syndicat agricole dans un communiqué.
Une position qui a fait bondir le président de l’interprofession (CNPO) Yves-Marie Baudet : « On a tracé une trajectoire visant 90 % de production alternative en 2030, on s’y tiendra, il est interdit par la loi de construire de nouveaux bâtiments en cage, c’est le sens de l’histoire, le citoyen le demande ». « On a un plan de filière : créer 300 bâtiments d’ici 2030, soit en poules bio, soit en plein air, soit au sol, on s’y tiendra », a-t-il déclaré à l’AFP appelant les syndicats à « la mesure ». Producteurs, industriels et distributeurs français se sont pour la plupart engagés à sortir du modèle de poules en cages et une initiative a même été portée auprès de la Commission européenne pour les interdire.
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En 2018, la loi Egalim a interdit la construction de nouveaux bâtiments de poules en cages, tout comme leur agrandissement, et la conversion de bâtiments qui n’étaient pas destinés à ce mode de production. La consommation française d’œufs continue en effet de progresser en 2025. En magasins elle a gagné 4,2 % au 1er trimestre, selon le CNPO à partir des données de l’Itavi, des Marchés et de Circana, après une croissance de 4,7 % en 2024 et de 3,9 % en 2023.
AFP, MR