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Tomate : l’AOP nationale renforce sa charte de qualité

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À l’occasion d’une conférence de presse le 12 février, l’AOPn Tomate et concombres de France a présenté « Serres d’avenir », la dernière mouture (et le nouveau nom) de leur charte nationale de qualité, dont la première version date de 1998. Cette démarche collective, reconnue équivalente au niveau 2 de la certification environnementale (C2E), depuis 2018 et compatible avec les exigences de la loi Egalim – se renforce en 2025 avec l’intégration de nouveaux critères environnementaux et sociaux, structurés autour de dix piliers (biodiversité, protection biologique intégrée, gestion de l’eau, décarbonation, RSE…). « Par exemple, en termes d’énergie, nous avons mis en place des pratiques permettant de réduire l’utilisation d’énergie fossile et avons développé un outil de calcul du bilan environnemental, basé sur celui de l’Ademe, permettant à chaque producteur de faire son propre bilan », explique Yann Le Cunff, responsable de projet à l’OPn Tomates et concombres de France, à Agra Presse.

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Des actions sont aussi mises en œuvre sur la gestion des déchets comme privilégier l’utilisation de matériaux bio compostable pour le palissage des cultures. Sur le chapitre phytosanitaire, la charte interdit l’utilisation des CMR1 (substances classées par la réglementation européenne comme cancérogènes, mutagènes et toxiques). Le nom et le logo « Serres d’avenir » seront dans un premier temps réservés au BtoB mais, la filière n’exclut pas à terme de le présenter aux consommateurs. En quinze ans, selon l’AOPn, la filière a baissé ses émissions de gaz à effet de serre 57 % pour produire 1 kg de tomates. 77 % des surfaces sont équipés de systèmes de recyclage de l’eau, ce qui entraîne consommation d’eau 3 à 4 fois inférieure à celle des cultures de plein champ.

Baisse des GES de 57 % en 15 ans