Le label PEFC a le vent en poupe, ont démontré, chiffres à l’appui, les représentants de PEFC France, à l’occasion de Forexpo, le salon de la sylviculture, organisé du 6 au 8 juin à Mimizan, dans les Landes. À l’échelle internationale, 240 millions d’hectares de forêt sont désormais certifiés, et 2012 est marquée par l’arrivée opérationnelle de la Chine, qui vise les 17 millions d’hectare estampillés avant la fin de l’année. En France, 12 ans après le lancement de la marque, 30 % de la surface forestière française sont convertis, et 60 % du bois commercialisé dans l’Hexagone arborent désormais cette marque, impliquant 52 000 propriétaires forestiers et près de 2 600 entreprises de production ou de transformation. « Cette part de 60 % du bois commercialisé sous le label correspond sans doute à la demande que le marché exprime et cela nous satisfait », expliquait PEFC France. L’organisme vient pourtant de lancer une campagne de publicité à l’adresse des consommateurs. Alors que l’accent avait été mis jusqu’ici sur l’implication des forestiers et des entreprises, c’est désormais le grand public qui est visé. Une opération qui entend officiellement stimuler la demande, mais cherche sans doute aussi à contrer les attaques qui se sont multipliées, ces deux dernières années contre le label. L’association environnementaliste Les Amis de la Terre dénonce depuis 2010 un cahier des charges qu’elle juge trop peu exigent et un contrôle trop mince de la production, notamment les importation des pays tiers. Un journaliste a récemment réussi à faire certifier PEFC une pompe à essence et un parking de supermarché. Cette contre-publicité « nous interpelle, a répondu l’organisme, et nous avons modifié les dossiers de demande de certification. Mais cela ne doit pas masquer le travail réalisé ». Par ailleurs, les cahiers des charges, autrefois définis régionalement, donc adaptés aux revendications des sylviculteurs locaux, ont été modifiés et deviennent nationaux, à partir de 2012. D’où un léger vent de friction avec les producteurs du terrain, comme le rappelait un syndicaliste.
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