«La vérité est là, souligne la FNSEA dans un communiqué à propos de la baisse confirmée du revenu agricole : toutes les régions et la plupart des productions sont en grandes difficultés. L’idée même de rigueur sur les plaies de la crise agricole ne serait pas raisonnable, ne serait pas acceptable. » Selon l’APCA, « cette situation catastrophique démontre une fois de plus les effets désastreux de 15 années de démantèlement, insidieux mais implacable, des outils de régulation de la Pac ». Dans ces circonstances, l’association des grandes cultures Orama demande aux députés de « véritablement ouvrir aux producteurs de grains le mécanisme de Déduction pour aléas (DPA) dans le cadre de leurs débats sur le projet de loi de Modernisation de l’agriculture ». « Il est aberrant, poursuit Orama, que l’accès à la DPA soit lié à l’obligation de souscrire une assurance - récolte qui ne présente aucun intérêt pour la plupart des producteurs de grains et dont le prix représente donc pour eux une charge inutile ». Pour sa part, la Coordination rurale considère qu’il est « urgent que les agriculteurs et les consommateurs reprennent le pouvoir qui leur a été confisqué et imposent à nos responsables politiques de considérer l’agriculture pour ce qu’elle est, une nécessité vitale. » Enfin, « les disparités de revenu entre secteurs de production ne se comblent pas, regrette la Confédération paysanne, le revenu médian se situe à 21 000 euros. Les producteurs de céréales et de grandes cultures dépassent de 50% ce revenu, quand les producteurs de lait sont à moins 22%, les productions de viande bovine sont à moins 40%, le hors sol à moins 42% et les ovins à moins 50% !
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