Réunis le 30 janvier à Bruxelles, les ministres de l’Agriculture de l’UE se sont une nouvelle fois montrés assez divisés sur la question du transport d’animaux vivants. Sur la base d’un document présenté à l’initiative du Portugal, une quinzaine d’États membres (Espagne, France, Italie, Irlande, Roumanie, Croatie, République tchèque, Pologne, Lettonie…) ont exprimé leurs inquiétudes vis-à-vis des propositions de la Commission européenne attendues pour la fin d’année dans le cadre du vaste paquet révisant la législation de l’UE sur le bien-être animal. Ces pays craignent des interdictions notamment pour le transport d’animaux vers des pays tiers. Pour la ministre portugaise, Maria do Céu Antunes, le transport d’animaux est fondamental, « au système de production agricole de l’UE ». Et son homologue français Marc Fesneau d’ajouter que « nos concurrents ne se voient pas imposé les mêmes contraintes ».
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D’un autre côté, une poignée de pays – Allemagne, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg – demande que soit fixée une limite stricte de durée de transport des animaux, voire que soient interdites les exportations d’animaux vivants sur de longues distances.
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« Si la science et l’expérience nous indiquent que certaines pratiques de transport sont préjudiciables au bien-être des animaux, nous devrons envisager des moyens d’ajuster ces pratiques. Ne rien faire n’est pas une option », répond la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides. Elle assure, toutefois, que la Commission « tiendra compte des conséquences économiques de ses propositions pour qu’elles soient aussi ambitieuses que pragmatiques et viables ».