Dans un rapport du 16 décembre, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire alimentaire) a estimé que le lien entre l’installation d’un parc éolien à proximité de deux élevages bovins de Loire-Atlantique et les troubles observés chez les animaux était « hautement improbable ». Les éleveurs avaient rapporté des troubles (mortalité élevée, comportements inhabituels, diminution de la qualité et de la quantité de lait…) apparus, selon eux, après l’installation de huit éoliennes à environ un kilomètre de chaque exploitation en 2012. Saisie par les ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture, l’agence a réalisé des expertises sur les exploitations afin d’évaluer si les troubles observés étaient liés aux « agents physiques générés par les éoliennes » : ondes sonores, champs électromagnétiques, courants parasites, vibrations… Il en ressort que « quel que soit l’agent physique considéré, la chronologie des troubles est incompatible avec les périodes de construction et de mise en service du parc éolien. » De plus, informe l’agence, ni la consultation de ses homologues européens, ni la littérature scientifique existante « n’ont rapporté l’existence de problèmes de cette nature ». Elle préconise la mise en place de « mesures d’accompagnement » face aux difficultés rencontrées par ces deux éleveurs et la réalisation d’études complémentaires pour établir les causes de ces troubles. L’Anses rappelle cependant que ses conclusions « ne sont pas extrapolables » à d’autres situations. Elle recommande la création d’un « protocole standardisé » pour étudier ce type de signalement et la réalisation d’un travail de recherche à partir de « cas témoins » pour « statuer sur l’impact potentiel des éoliennes sur la santé et le bien-être des animaux d’élevage ».
« La chronologie des troubles est incompatible »
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