Les trufficulteurs sont inquiets des importations en provenance d’Espagne alors que commence la saison, rapporte France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, le 22 novembre. « L’arrivée de truffes espagnoles casse les prix, souvent aux alentours de Noël », note Martine Voilque, présidente de la Fédération ardéchoise des trufficulteurs, avançant que les étals et sur les marchés de gros des cas de francisation. En France, la production annuelle est d’environ 50 tonnes, alors que la consommation atteint les 200 tonnes. Les deux pays ont des systèmes de culture totalement différents : en France, il s’agit surtout de petites parcelles de 1 à 2 hectares, alors qu’en Espagne, spécialement en Aragon, en passe de devenir une région majeure de production, les truffières peuvent couvrir des centaines d’hectares. « La concurrence représente une vraie menace, surtout en début d’année, parce qu’après les fêtes, en général les cours s’effondrent », précise Didier Roche, président de la Fédération Auvergne-Rhône-Alpes de la filière, à France 3.
Face à cette situation, la fédération trufficole travaille depuis un an et demi avec la DGCCRF pour développer un outil permettant de déterminer l’origine d’une truffe par prélèvement. « Dans un an, on sera capable […] de définir l’origine d’une truffe sur un étal », promet Didier Roche, espérant la rigueur dans les contrôles officiels. Par ailleurs, en Ardèche, les trufficulteurs ont déposé une marque avec cahier des charges en 2024, suivie plus récemment par un lancement similaire en Drôme, visant à garantir l’origine “made in France”. Enfin, « de nombreux viticulteurs cherchent à se diversifier et adhèrent au syndicat », ajoute Didier Roche.
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PG