Contre les tentations d’attentisme voire de repli des entreprises sur les marchés nationaux, la politique de soutien des exportations est une impérieuse nécessité. Dans l’agroalimentaire, l’enjeu est d’importance pour l’économie française car il n’est pas concevable de se priver des recettes tirées du solde positif des échanges tant de produits agricoles que surtout des produits des industries alimentaires. Cet excédent, encore supérieur à 9 milliards d’euros l’an passé, est hélas en train de s’éroder peu à peu depuis quelques mois et tout donne à penser que le reste de l’année 2009 sera éprouvant pour les exportateurs. C’est pour redresser la barre sans tarder que se mobilise notamment Ubifrance, l’agence pour le développement international des entreprises, qui vient d’être complètement réorganisée : son plan d’action 2009-2011 vise à élargir les marchés des PME qui exportent déjà et à susciter des vocations de primo-exportateurs. Et surtout à les aider à adapter leur offre au mieux par rapport aux nouvelles attentes des consommateurs des pays-cibles. D’autres mesures ont été prises en parallèle pour abaisser le coût de l’assurance prospection, de la présence sur les salons internationaux ou de l’emploi des VIE dont le nombre est encore trop rare dans l’agroalimentaire.
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