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UE-Australie : les négociations butent encore sur la question des indications géographiques

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Alors que les négociations commerciales UE-Australie entrent dans leur ultime phase, les deux parties achoppent toujours sur la question liée à la protection des indications géographiques. Preuve de la sensibilité du sujet, le ministre australien de l’Agriculture, Murray Watt, a déclaré le 8 juin sur la chaîne nationale ABC que si « l’Australie ne parvient pas à obtenir un bon accord, mieux vaut ne pas en conclure du tout ». Canberra dénonce l’opposition de l’UE à ce que les producteurs australiens de fromage, de vin et de charcuterie mentionnent pour leurs produits le nom d’indications géographiques européennes. « Nos producteurs (d’origine européenne, NDLR) ont ramené leurs produits de leur pays d’origine et les ont fabriqués ici », explique M. Watt. Dans le cadre des pourparlers, l’UE a notamment soumis à l’Australie une liste de plus de 400 produits associés à ses territoires qu’elle souhaite protéger, tels que la feta, le jambon de Parme ou encore des spiritueux irlandais. Par exemple, l’usage du terme "roquefort" doit être réservé aux fromages au lait de brebis fabriqués autour du village français éponyme.

Le ministre australien du Commerce, Don Farrel, en tournée en Europe, a rencontré le 5 juin à Bruxelles le commissaire européen au Commerce Valdis Dombrovskis et le lendemain Janusz Wojchiechowski (Agriculture). Les négociateurs de la Commission européenne ont soumis, fin mai, une offre d’accès au marché de l’UE qui prévoit des contingents d’importation à droits de douane réduits voire nuls pour les viandes bovine et ovine, la poudre de lait et le beurre.

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Malgré les divergences qui persistent, l’UE et l’Australie espèrent annoncer la conclusion de leurs négociations au cours de la première quinzaine de juillet, au moment de la visite en Australie de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.