Réunis en commission Agriculture le 2 février, certains eurodéputés ont estimé, sur la base du projet d’avis rédigé par Luke Flanagan (Gauche) concernant l’avenir des relations commerciales UE-Afrique, qu’il était important de construire sur un pied d’égalité les relations agroalimentaires. Sur ce point, Sarah Wiener (Verts) a expliqué que « l’UE devait aborder le problème majeur de l’accaparement des terres notamment via une coopération dans le domaine du développement rural et par des approches écologiques partagées ».
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D’autre part, elle a appelé Bruxelles à réfléchir aux conséquences négatives de la libéralisation des échanges en Afrique. Pour exemple, elle a indiqué que les exportations européennes de lait en poudre sur le sol africain avaient détruit de nombreuses exploitations laitières. Son collègue Gilles Lebreton (extrême droite) a également souligné que les expéditions de volailles avaient détruit 90 % de la filière au Ghana.
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De son côté, la Commission européenne a indiqué qu’il fallait tenir compte du rôle des accords de libre-échange en tant que première marche qui permettrait de créer des chaînes de valeur régionales fortes. « Le succès dépendra des politiques et le développement d’infrastructures robustes qui contribueront à attirer des investissements massifs dans le secteur agroalimentaire », assure-t-elle. Par ailleurs, l’exécutif européen a aussi insisté sur le fait que le dialogue bilatéral « ne part pas de zéro » et qu’il y a déjà à cet effet « un agenda agricole solide en place autour notamment de la formation des agriculteurs africains ou encore sur la promotion d’investissements de qualité et de partenariats ».