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UE/États-Unis : Strasbourg valide l’accord en dépit de nouvelles menaces

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Emmanuel Macron et Donald Trump se serrent la main lors du Sommet du G7 d'Evian Crédits : © Elysée

Le Parlement européen a validé la mise en œuvre des engagements transatlantiques conclus en Écosse, promesse d’une relation plus stable avec les États-Unis. Mais en parallèle, le président américain a encore une fois menacé de taxes les vins français si Paris ne retire pas sa taxe sur les services numériques.

La plénière du Parlement européen a bel et bien validé (par 440 voix contre 151 et 50 abstentions et par 444 voix contre 152 et 54 abstentions), le 16 juin à Strasbourg, les textes mettant en œuvre la déclaration transatlantique conclue en juillet à Turnberry (Écosse) devant stabiliser les relations commerciales entre l’UE et les États-Unis. Le Conseil de l’UE doit, à présent, finaliser la procédure avant que ces dispositions n’entrent en vigueur. Cela devrait se faire d’ici la fin de la présidence chypriote (30 juin) afin de respecter la date butoir du 4 juillet fixée par le président américain Donald Trump.

Lire aussi : UE/États-Unis : compromis européen sur les textes de l’accord commercial

Dans le détail, en échange du maintien à 15 % du taux de droits de douane américains sur ses exportations, l’UE s’engage à faciliter l’accès au marché européen de certains produits industriels et agricoles des États-Unis. Toutefois, sous pression du Parlement européen un certain nombre de garde-fous ont été ajoutés comme une clause de déchéance (ou « sunset clause ») prévoyant la fin automatique des mesures au 31 décembre 2029, une clause de suspension en cas de non-respect des engagements ou encore une clause de sauvegarde renforcée.

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« Un accord est un accord, et l’UE tient ses engagements », s’est félicitée la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans un message posté sur le réseau social X. Et d’ajouter : « Une fois pleinement mis en œuvre par les deux parties, notre accord apportera encore plus d’avantages aux citoyens et aux entreprises et garantira des échanges commerciaux et des investissements transatlantiques solides et stables ». Un équilibre qui reste néanmoins fragile et l’UE n’est pas à l’abri d’un soubresaut dont le locataire de la Maison Blanche a le secret.

Lire aussi : UE/États-Unis : malgré l’accord de Turnberry, de nouvelles surtaxes envisagées

Ainsi, après la question de la lutte contre le travail forcé, c’est au tour de la taxe française sur les services numériques d’être de nouveau dans le viseur de Washington. Et pour faire plier Paris, Donald Trump promet d’appliquer des droits de douane de 100 % sur les exportations françaises de vins et de champagnes. « Tout ce que (Macron) a à faire, c’est de supprimer cette taxe, et il n’aura pas ce genre de pression », a-t-il insisté dans un entretien accordé le 14 juin au média américain The New York Post. Un ultimatum que la fédération française des exportateurs de vins (FEVS) prend au sérieux. « Cette nouvelle menace est […] une mauvaise nouvelle pour notre filière fortement exportatrice », a indiqué son président Gabriel Picard à l’AFP. En amont de la réunion du G7 qui se déroulait du 15 au 17 juin à Évian et où le président américain était présent, Emmanuel Macron promettait à Donald Trump la tenue d’une « discussion respectueuse mais ferme » rappelant que « les tarifs, ça ne fait du bien à personne ».