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UE/Inde : l’agriculture exclue des négociations pour faciliter la conclusion de l’accord

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L’ensemble du secteur agricole devrait être exclu des pourparlers commerciaux entre l’UE et l’Inde, a appris Agra, le 15 janvier, de source européenne. Toutefois, ce retrait ne devrait pas concerner la filière vin et spiritueux pour laquelle Bruxelles négocie actuellement une baisse des droits de douane. Pour faciliter la négociation, dont l’agriculture est un point d’achoppement, le sucre et les produits laitiers avaient déjà d'ailleurs été exclus, comme l’avait confirmé en septembre Christophe Kiener, négociateur en chef de la Commission européenne chargé des pourparlers avec l’Inde, devant les eurodéputés. De son côté, la filière bovine française espérait ce retrait en raison « de conditions de production indiennes, en matière de traçabilité, de contrôle sanitaire et de garanties d’équivalence de production [qui] ne permettront jamais d’assurer le niveau d’exigence légitimement attendu par les consommateurs européens ».

Lire aussi : UE/Inde : Paris, Berlin et Varsovie plaident pour une finalisation rapide de l’accord commercial

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Après l’accord finalisé avec les pays du Mercosur, la Commission européenne souhaite mettre le pied sur l’accélérateur en vue de conclure très prochainement ses discussions commerciales avec l’Inde. La finalisation des négociations pourrait être annoncée en marge du 16e sommet à haut niveau UE-Inde qui se déroulera le 27 janvier à New Delhi. À l’issue d’une rencontre « marathon » avec son homologue indien, les 8 et 9 janvier, le commissaire européen en charge du Commerce, Maros Sefcovic a affirmé, dans un message sur le réseau social X, que « de grands progrès ont été réalisés ». Et d’assurer que les négociations allaient avancer « plein gaz dans les prochains jours ». Une accélération également soutenue par plusieurs États membres (France, Allemagne, Pologne notamment). « Nous devons désormais conclure de toute urgence les négociations relatives à un accord de libre-échange entre l’Inde et l’UE », a ainsi déclaré le chancelier allemand, Friedrich Merz, le 12 janvier lors d’une visite en Inde.