Abonné

UE/Israël : les eurodéputés font le point sur la suspension de l’accord d’association

- - 2 min

À l’occasion de la réunion de la commission du Commerce international du Parlement européen du 6 mai, la Commission européenne a présenté un état d’avancement des travaux concernant la suspension des dispositions commerciales de l’accord d’association UE/Israël. Pour l’heure, cette proposition, présentée en septembre, reste bloquée au sein du Conseil de l’UE car aucune majorité qualifiée (55 % États membres représentant 65 % de la population de l’UE) n’a encore été trouvée. À la gauche de l’hémicycle, les parlementaires reprochent à l’exécutif européen son manque d’action dans ce dossier. « La Commission pourrait être beaucoup plus active. Il ne s’agit pas de constater passivement qu’on ne réunit pas la majorité qualifiée [au Conseil de l’UE] », a déploré la socialiste belge Kathleen Van Brempt.

Lire aussi : UE/Israël : les États membres encore divisés sur l’avenir de l’accord d’association

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

À droite et au centre, les membres s’interrogent sur les conséquences économiques d’une telle suspension. Sur ce point, la Commission européenne a précisé ne pas avoir réalisé d’étude d’impact car la décision de suspendre a été prise sur des fondements politiques. Toutefois, selon leurs estimations, fondées sur les volumes actuels d’échanges, la suspension de l’accès préférentiel exposerait les exportations de l’UE à des droits de douane pouvant atteindre 574 millions d’euros (M€). Pour les exportations israéliennes, cela représenterait environ 227 M€ de droits. Bruxelles ajoute que les secteurs concernés incluraient les fruits et légumes frais et transformés, les produits alimentaires transformés, ainsi que les pneus en caoutchouc pour véhicules agricoles, les produits chimiques et les plastiques. Pour les exportations de l’UE, l’impact serait limité à l’exception des produits laitiers de l’UE. « Il convient toutefois de noter que moins de 1 % des exportations totales de produits laitiers de l’UE sont destinées à Israël », a indiqué un représentant de la DG Trade.