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UE/Mercosur : l’UE espère une ratification de l’accord d’ici juillet

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Au dernier jour d’une tournée au Brésil, en Colombie et au Mexique, le vice-président de la Commission européenne a déclaré le 31 janvier que « l’UE espérait ratifier l’accord avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay) avant le prochain sommet avec l’Amérique latine qui aura lieu les 17 et 18 juillet à Bruxelles ». Et dans le meilleur des cas « avant la fin de la présidence suédoise (le 30 juin, NDLR) », a-t-il précisé. Avant d’ajouter que les dirigeants européens « ont le devoir urgent de faire passer la ligne d’arrivée à l’accord ». La veille, le chancelier allemand Olaf Scholz, en visite en Argentine, a notamment indiqué qu’il était « favorable à une ratification rapide du texte qui a une importance spéciale ». Le président du Conseil européen Charles Michel et le président français Emmanuel Macron devraient bientôt, eux aussi, se rendre en Amérique du Sud.

Lire aussi : « Accord UE/Mercosur : Brésil et Argentine appellent l’UE à lever ses barrières commerciales »

Avec l’élection de Lula à la tête du Brésil, plus sensible que son prédécesseur à l’enjeu de la lutte contre la déforestation en Amazonie, l’UE souhaite saisir ce momentum politique pour accélérer le processus de ratification, en pause depuis juin 2019 (date de la conclusion des négociations) en raison de l’opposition de plusieurs États membres. À cette fin, Bruxelles pourrait isoler la partie « commerce » de l’accord pour court-circuiter les parlements nationaux des Vingt-sept, ce qui lui permettrait de le soumettre à la seule approbation du Parlement européen et du Conseil de l’UE.

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Toutefois, le Copa-Cogeca ne l’entend pas de cette oreille. Lors de sa conférence de presse de rentrée, la présidente du Copa, Christiane Lambert a estimé que « les conditions actuelles ne sont pas réunies pour accepter un tel accord », craignant l’effet « cumulatif des différents accords commerciaux conclus par l’UE surtout pour les secteurs sensibles tels que la viande bovine ».