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UE/Mercosur : un retour des pourparlers déjà controversé

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Après plusieurs mois de « pause » marqués par les manifestations agricoles et les élections européennes, les négociateurs en chef de l’UE et du Mercosur se retrouvaient finalement à Brasília jusqu’au 6 septembre pour une nouvelle session de pourparlers. Toutefois, malgré le signal envoyé par la Commission européenne sur la protection des intérêts défensifs du secteur, cette reprise des discussions n’est pas du goût des organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa Cogeca). Déjà fortement mobilisées sur le sujet ces dernières années, elles s’associent à d’autres organisations sectorielles (AVEC – volaille, CIBE et CEFS – sucre) pour une nouvelle fois « faire entendre leur forte opposition à cet accord ». Dans un communiqué conjoint publié le 2 septembre, ces organisations considèrent notamment que même si l’instrument supplémentaire sur la durabilité, « dont l’étendue reste floue », est mis en place, les pays du Mercosur ne sont pas en mesure d’adopter « les mêmes normes de production à la ferme que celles que l’UE vise et impose à ses propres agriculteurs ». Un moyen de mettre une pression supplémentaire sur les discussions.

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Lire aussi : UE/Mercosur : reprise des pourparlers commerciaux les 5 et 6 septembre à Brasília

Un sentiment partagé par l’eurodéputée irlandaise Nina Carberry (PPE, droite) qui estime que le Parlement européen devrait rejeter cet accord de libre-échange dans sa forme actuelle. Selon elle, il engendrera des conséquences dévastatrices sur le secteur bovin (notamment irlandais) tout en ignorant les destructions de l’environnement en Amérique du Sud. De son côté, le social-démocrate allemand Bernd Lange, président de la commission du Commerce international du Parlement européen, propose une analyse se voulant plus pragmatique. « Si l’accord commercial entre l’UE et le Mercosur n’est peut-être pas le meilleur de l’histoire, les conséquences négatives d’une absence d’accord l’emportent probablement de loin sur l’impact global d’un accord imparfait », indique-t-il dans un message publié le 4 septembre sur le réseau social X.