Abonné

UE/Royaume-Uni : Bruxelles reste sur ses gardes

- - 3 min

Alors qu’il ne reste que très peu de temps pour conclure un accord sur la relation entre l'UE et le Royaume-Uni, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prévenu Londres que l'UE n’était pas prête à remettre en cause l’intégrité de son marché unique.

« Ce sont des jours décisifs pour les négociations avec le Royaume-Uni. Mais franchement, je ne peux pas vous dire aujourd’hui s’il y aura finalement un accord », a déclaré, prudente, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au Parlement européen le 25 novembre. Toutefois, celle-ci a précisé que « l’UE fera tout ce qui est en son pouvoir pour y parvenir et était même prête à faire preuve de créativité » pour tenter de trouver des compromis sur les principales pierres d’achoppement. Lors de son allocution, la cheffe de l’exécutif européen a également voulu rappeler à Londres que les Européens « n’étaient pas prêts à remettre en cause l’intégrité du marché unique, en particulier le respect de ses normes environnementales, sociales, fiscales ou sur les aides d’Etat ».

L’UE reste intraitable

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre

Au regard de ces exigences sur les conditions de concurrence équitable, l’UE réclame un mécanisme qui permette de prendre des contre-mesures rapides et unilatérales en cas de changement soudain des normes par l’une des deux parties, pour éviter toute concurrence déloyale. Une disposition que refuse Londres, qui ne souhaite pas être contrainte. Sur ce point, Ursula von der Leyen explique que « la confiance est bonne, mais la loi est meilleure ». Concernant la pêche, elle a appelé à de « la prévisibilité et des garanties pour les pêcheurs », tout en précisant que « personne ne remet en cause la souveraineté du Royaume-Uni sur ses propres eaux ». Sur le règlement des différends, elle réclame « un système solide afin de garantir que ce qui a été convenu est effectivement convenu, surtout à la lumière de l’expérience récente ». Il s’agit là notamment d’une référence au projet de loi controversé sur le marché intérieur qui revient sur certains engagements pris par Londres dans l’accord de retrait en particulier le protocole Irlande/Irlande du Nord.

Alors qu’il reste moins de quarante jours avant la fin de la période de transition, le président de la commission du Commerce international au Parlement européen, Bernd Lange, rappelle qu’« il nous faut un texte rapidement, sinon, la ratification et le contrôle démocratique par les eurodéputés seront une mascarade ». Et d’ajouter qu’« il ne s’agira de toute façon pas d’un processus d’examen sérieux comme nous l’avons fait pour tous les autres accords commerciaux ».