La start-up spécialiste des produits alternatifs à la viande et au poisson, élaborés à base de protéines végétales, vient de lever 2,4 M€, dont 1,5 M€ en fonds propres et 900 000 € en dette. Elle cherche un local en région parisienne pour lancer son pilote industriel d’une capacité de 100 tonnes.
Comme l’avait annoncé Agra Alimentation en mars, Umiami vient d’officialiser une levée de fonds de 2,4 M€, dont 1,5 M€ en capital auprès de NewFund (400 000 €), Kima Ventures (100 000 €), Verso Capital et seize business angels, et 900 000 € en dette auprès de BpiFrance (500 000 €), les banques CIC et Société Générale (400 000 €) (Agra Alimentation du 21 mars 2021). Cette levée de fonds « va nous permettre de lancer, l’an prochain, notre pilote industriel dans un local aux normes alimentaires que nous cherchons actuellement en région parisienne, tout en poursuivant et développant nos investissements en R & D », souligne Tristan Maurel, co-fondateur d’Umiami avec Martin Habfast, Hugo Dupuis et Clémence Pedraza qui restent les actionnaires majoritaires.
Umiami se distingue des autres industriels spécialisés dans les produits alternatifs à la viande et au poisson élaborés à base d’oléagineux par sa technologie d’"Umisation" qui, contrairement à l’extrusion, permet d’obtenir une texturation et des fibres favorisant la fabrication de grandes pièces comparables à celles des produits conventionnels. « Notre priorité actuelle est de produire des blancs de poulet à base d’oléagineux et d’autres protéines végétales dont la longueur et l’épaisseur des fibres sont identiques à celles des blancs de poulet que les consommateurs ont l’habitude d’acheter », poursuit-il. Un brevet protégeant l’"Umisation", cette technologie unique à l’échelle industrielle, selon Umiami, doit être prochainement déposé.
20 M€ de chiffre d’affaires visé en 2024
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Comptant huit collaborateurs, dont Guillaume Feneyrou, un ancien cadre affichant vingt ans d’expérience chez Nestlé recruté en mars comme directeur industriel, Umiami passe donc de l’étape de la preuve en laboratoire, au pilote industriel. Et, dans une stratégie désormais exclusivement BtoB, elle choisit de le mettre à la disposition d’industriels déjà positionnés sur ce nouveau marché en pleine expansion. « L’Umisation leur permettra de créer des produits qui feront réellement la différence par rapport à ceux issus de l’extrusion », assure Tristan Maurel.
Dès que le site industriel définitif entrera en fonction en 2023, Umiami prévoit de réaliser un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros à l’issue des douze premiers mois d’activité. La start-up est déjà en contact avec des industriels français et internationaux et « la demande est très forte, tout l’enjeu est désormais de réussir à suivre en capacité de production », reconnaît-il. Après les blancs de poulet, Umiami se consacrera rapidement aux filets de cabillaud et aux nuggets élaborés à base d’oléagineux sourcés exclusivement en Europe. La TPE prévoit trois recrutements en septembre sur des postes de R & D.