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Un accueil contrasté du nouveau ministre de l’Ecologie

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À l’image des positionnements du nouveau ministre de l’Ecologie, les réactions à sa nomination ont été contrastées. Félicitant officiellement Philippe Martin, la Coordination rurale semble apprécier la vision « globalement positive (de) la question de l’irrigation » du député du Gers qu’elle dit « bien » connaître. La CR attend de ce nouveau ministre « qu’il réconcilie l’agriculture et l’écologie par une approche pragmatique des enjeux d’une agriculture à la fois productive et durable ». La Confédération paysanne a tenu à rappeler que la place du ministère de l’Ecologie, « au sein du gouvernement concourt à la cohérence générale de la politique, en ce qui nous concerne entre agriculture (dont le budget baisse aussi de façon inquiétante) et environnement. Nous serons très attentifs aux travaux de ce ministère, et en particulier aux dossiers biodiversité, OGM, gaz de schiste, pesticides, eau, etc. » La FNSEA ne s’est pas prononcée ouvertement sur cette nomination et semble attendre que les premiers dossiers s’ouvrent. De son côté, la FNSEA se montre prudente : « De nombreux sujets sont à mettre en œuvre », confie Xavier Beulin, son président, citant en premier lieu la directive nitrates, sur lequel la centrale espère « que le ministre se mettra vite au courant de ce dossier qui doit prochainement être discuté à Bruxelles ». Xavier Beulin appelait les écologistes à « un peu de sagesse », invitant toues les parties à être plus à l’écoute « des attentes des uns et des contingences des autres ».
Les représentants d’associations environnementales (Ecologie sans frontière, FNE, la fondation Nicolas Hulot, Humanité et biodiversité, la LPO, WWF France) se sont étonnés, dans un communiqué commun du 3 juillet, « de la nomination précipitée de monsieur Philippe Martin », jugeant « discutables » les positions adoptées dans son rapport sur la gestion de l’eau en agriculture. Et d’interroger : « Quel Philippe Martin aurons nous, celui qui s’oppose aux gaz de schistes et aux OGM ou celui qui défend l’extension de l’irrigation ? »
À l’inverse, l’eurodéputée Corinne Lepage a salué dès le 2 juillet la nomination de Philippe Martin, « homme de conviction écologiste et de combat » et espère que « le nouveau ministre saura convaincre le gouvernement de la nécessité d’un changement de cap » qui n’est pour l’instant, selon elle, pas engagé, écornant au passage l’ex-ministre Delphine Batho.

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