Aquaponie Valley est la première unité intégrée de production de poissons et de végétaux, plantes aromatiques et médicinales et spiruline. Installée à Loriol, dans la vallée du Rhône, la start-up veut essaimer le concept de l’aquaponie en France. Selon son artisan, cette technique peut représenter un bon complément de revenu pour les agriculteurs.
C’est avec passion et pédagogie que Zak Abbaz, président fondateur d’Aquaponie Valley une unité pilote d’aquaponie, installée à Loriol, dans la vallée du Rhône, qui a démarré en février 2016, explique les subtilités technologiques de cette unité. En janvier 2017, il créera une société qui pourra développer la marque « Aquaponie Valley et embaucher de nouveaux salariés : « L’aquaponie est une méthode innovante de production alimentaire durable, qui associe l’aquaculture, élevage de poissons et l’hydroponie, culture de plantes dans l’eau. En combinant ces deux techniques, je réduis les impacts sur l’environnement : économie d’énergie et économie de plus de 90 % d’eau par rapport aux deux systèmes utilisés séparément. Je n’utilise aucun intrant chimique, fertilisant, pesticide, antibiotique pour les poissons et il n’y a aucune pollution de l’environnement », et d’ajouter : « Ici, le concept est plus innovant. Je combine trois cultures en un seul lieu : l’élevage de poissons en aquaculture, avec la perche et la carpe qui tolèrent des températures plus élevées, la culture hors sol en hydroponie avec des plantes aromatiques et médicinales et la culture de la spiruline, une micro algue, riche en protéines qui a des valeurs anti-oxydantes ». Zak Abbaz n’est pas issu du monde agricole. Il a une formation d’expert comptable. Il a travaillé dans l’économie sociale et solidaire avant de se lancer dans ce projet environnemental. Il prône l’insertion sociale et professionnelle des personnes les plus éloignées de l’emploi. Quatre emplois directs ont été créés. Il s’est entouré d’une équipe d’experts pour monter sa start-up. Il a obtenu des financements importants pour son initiative : 19 000 € de Bio Vallée (communauté de communes du Val de Drôme), 15 000 € de la société CJ Plast, 5 000 € du conseil départemental de la Drôme, 30 000 € de la CNR (Compagnie nationale du Rhône), 63 000 € de la région Auvergne Rhône-Alpes, 9 000 € de la député européenne Ecologie les Verts Michèle Rivasi. Son apport personnel se monte à 50 000 €. Il soutient que cette technique peut devenir un bon complément de revenu pour les agriculteurs grâce notamment à la forte valeur ajoutée de la spiruline.
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