Grâce aux pluies printanières et estivales, la situation des nappes phréatiques reste « très satisfaisante », avec 70 % des niveaux au-dessus des normales mensuelles, a annoncé le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) dans son bulletin de situation hydrogéologique publié le 16 septembre. Une situation « beaucoup plus favorable » qu’en 2023, où 62 % des niveaux se trouvaient sous les normales mensuelles au mois d’août (contre seulement 17 % en août 2024). « Seules les nappes du littoral du Roussillon, du Languedoc, du Cap-Corse et du littoral oriental de Corse enregistrent des niveaux très inférieurs aux normales mensuelles », précise toutefois le BRGM, précisant que l’étiage (période de basses eaux) 2024 s’y « s’annonce très sévère ».
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Selon Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM, les difficultés en cours devraient « perdurer au cours des prochaines semaines au niveau des nappes qui affichent aujourd’hui des niveaux sous les normales », rapporte l’AFP. En particulier dans le Roussillon, « les niveaux sont tellement bas que même un niveau exceptionnellement humide pourrait ne pas suffire pour reconstituer les réserves », reconnaît-elle. Mais également dans le bassin-versant du Jaur dans l’Hérault, placé en « crise » sécheresse par la préfecture le 14 septembre, de même que les bassins versants de l’Orb aval, de l’Aude aval Berre-Rieu, de l’Argent double Ognon et de la Cesse maintenus au niveau de « crise ». Les zones du canal du Midi et de l’Orb amont, au nord du département, ont quant à elles été placées en « alerte renforcée ». Pour le reste de l’Hérault, la préfecture précise que « les récents épisodes pluvieux ont permis de maintenir de manière hétérogène le niveau des cours d’eau ».