Dans une question écrite, l’eurodéputé Éric Andrieu (PS) presse la Commission européenne d’agir pour soutenir le secteur du vin avant qu’il ne soit trop tard. Avec les mesures de confinements liées au Covid-19 « un milliard de litres de vin européen pourraient être perdus et avec eux le revenu de milliers de personnes », s’alarme-t-il. Rappelant la fragilité du secteur viticole mis à mal depuis octobre dernier par les taxes douanières imposées par Trump puis les fermetures des frontières vers l’Asie en raison de l’épidémie, l’élu socialiste explique que tout ce vin, privé de destination, est actuellement stocké dans des cuves. « Ces mêmes cuves qui doivent accueillir dans quelques mois le résultat de la vendange 2020 ». La solution passe selon lui par la distillation de la production excédentaire, estimée pour l’Europe à près de 1 milliard de litres. « En France, concernée pour un tiers de ce volume, le coût de distillation devrait être de 80 centimes du litre, soit 80 € de l'hectolitre, calcul basé sur le fait qu'il soit principalement question de vin d'appellation protégée (AOP) et d’indication géographique protégée (IGP) », est-il précisé dans le communiqué. « En pratique, et aux vu des règlements, il appartient à l'autorité nationale de prendre en charge le coût de cette distillation, mais je demande à l'Europe, dans ces circonstances exceptionnelles, qu'elle s'engage à hauteur de 35 de ces 80 € afin de soutenir l’État membre mais aussi et surtout les viticulteurs », explique Éric Andrieu dans son communiqué. Tout en soulignant qu’il doit s’agir d’une mesure conjoncturelle sur le court terme, et « non d'une mesure structurelle », l’eurodéputé interpelle donc la Commission pour savoir ce qu’elle pense de la distillation comme une solution à la crise et aussi à quelle échéance elle compte agir.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.