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Fruits secs Un million d’euros pour faire décoller Il était un fruit

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Il était un fruit, la start-up de Montpellier, a réuni un pool d’investisseurs (fonds, business angels et family office) qui ont apporté un million d’euros pour donner un coup d’accélérateur aux fruits secs 100 % locaux et naturels.

Lancée en 2014, la toute jeune start-up Il était un fruit en est déjà à sa deuxième levée de fonds. « En 2014, nous avions réuni 220 000 euros grâce à plusieurs business angels, et en novembre 2016, nous avons levé un million d’euros », explique Laure Vidal, directrice générale et fondatrice d’Il était un fruit. Cinq financeurs ont été sollicités : Soridec (fonds régional réunissant la Caisse d’épargne, la Banque populaire, BPI et la région), le fonds parisien Seventure, le family office Vivacto et Angels For Food (Angélor), sans toutefois trop diluer la part des associés fondateurs qui restent majoritaires. Ce nouvel apport d’argent frais va permettre de financer la croissance, la R & D et le commercial, et surtout les besoins en fonds de roulement importants dès lors qu’il s’agit d’une activité saisonnière. Parmi les investissements prévus en 2017, Laure Vidal a d’ores et déjà planifié l’achat d’une nouvelle machine pour 300 000 euros qui permettra d’augmenter les capacités. L’entreprise est en phase de décollage, avec des ventes encore limitées (115 000 euros en juin 2016) mais qui vont être multipliées par 5 d’ici juin 2017. Les effectifs vont aussi se renforcer : deux ingénieurs (production et R & D) vont rejoindre l’équipe de 12 personnes.

« Nos produits sont les seuls à pouvoir s’afficher comme 100 % français : non seulement les fruits viennent des vergers français, mais en plus ils sont transformés dans notre atelier », souligne Laure Vidal. Ses sachets aux couleurs vives peuvent aussi s’appuyer sur un procédé unique mis au point avec le concours du Cirad permettant de conserver les fruits séchés sans additifs, sans sucre ajouté et sans conservateurs, avec une DLC de 6 à 8 mois, quand la concurrence, moins « naturelle », est plutôt à 8/12 mois.

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« La taille du marché pour nos produits est immense », s’enthousiasme Laure Vidal, dont les produits sont pour l’instant diffusés uniquement à l’échelle régionale : « Nous couvrons déjà les métropoles du sud, mais en 2017, nous voulons être présents dans les commerces de toutes les métropoles hexagonales, là où se trouvent nos clients », selon la dirigeante. Tous les réseaux sont visés : GMS (300 points de vente), réseau spécialisé biologique (une partie de la gamme est bio), les boutiques de vrac (les produits sont référencés chez Day by Day), les rayons alimentaires de jardineries, et désormais dans la RHF, avec une gamme présentée au Sirha en janvier.

Le catalogue de fruits déshydratés, composé de fruits rarement séchés comme la fraise, la poire ou la pêche, va s’enrichir de nouvelles références au cours de l’année. Et chercher à séduire, et surprendre plus de consommateurs, enfants comme adultes.