La fourme d’Ambert, qui fête cette année les 40 ans de son AOC (l’AOP a été obtenue en 2006), a un nouveau cahier des charges depuis le 23 avril. « Nous avons approfondi le travail sur les conditions de production du lait, explique Aurélien Vorger, responsable du syndicat de la fourme d’Ambert. La place du pâturage est ainsi renforcée, avec une durée minimale de 150 jours, les fourrages doivent être issus de l’aire géographique de l’appellation et l’achat de céréales est limité. Nous voulions vraiment renforcer la logique de terroir. » Après avoir atteint un pic à 6 000 t en 2007 (contre 2000 t en 1972), la fourme d’Ambert a connu un recul en 2009 et 2010. Les volumes commercialisés atteignent désormais 5 500 t et ils ont été stabilisés en 2011. « Nous avons lancé une campagne de communication sur trois ans avec un budget de 1,4 M EUR », explique Aurélien Vorger. En 2010 et 2011, ce sont le bassin méditerranéen, les Pyrénées et la côte atlantique qui ont été ciblés. La moitié du budget sera consacrée cette année aux régions parisienne et lyonnaise pour les 40 ans de l’appellation. « Dans les zones où nous avons communiqué, les ventes sont reparties à la hausse et nous connaissons un bon début d’année », se félicite Aurélien Vorger. La fourme d’Ambert représente un marché de 27,5 M EUR. C’est la dixième AOP française en volume.
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