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Un Parlement européen à géométrie variable

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Tout le monde s’était préparé au Brexit… qui n’a pas eu lieu avant la date des élections. Les Britanniques devront donc voter. Tout est à revoir sur le nombre de sièges, tout en prévoyant leur départ imminent. Un casse-tête

Le Royaume-Uni étant supposé participer aux élections européennes s’il est encore membre de l’UE le 23 mai, lorsque débuteront les élections européennes, le nombre d’eurodéputés, de même que leur répartition, sera le même qu’aujourd’hui, soit 751, dont 74 Français. Les Britanniques, au nombre de 73, devront quitter l’hémicycle lorsque le Brexit se concrétisera. Alors, selon la formule retenue en juin 2018, le nombre de membres du Parlement européen pour l’Union à 27 passera à 705.

Sur les 73 sièges laissés vacants par le Royaume-Uni, 27 seront redistribués parmi 14 États membres qui sont actuellement sous-représentés, dont 5 pour la France – qui aura donc 79 députés –, 5 pour l’Espagne, 3 pour l’Italie, 3 pour les Pays-Bas et 2 pour l’Irlande. Les 46 sièges restants seront mis en réserve, pouvant ainsi être alloués à de nouveaux pays qui rejoindraient l‘UE.

751 sièges, puis 705 une fois le départ des Britanniques

Selon les dernières projections des services de l’Assemblée, qui ont été publiées le 18 avril sur la base d’un échantillon de sondages nationaux, dans le Parlement d’une Union à 28, avec le Royaume-Uni, le Parti populaire européen (PPE, démocrates-chrétiens) occupera 180 sièges sur 751, dont 7 élus français en moins ; les sociaux-démocrates (S & D) en auraient 149 dont 8 élus français en moins. De même, le groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD) perdrait 6 élus français. Seul le groupe ENL verrait une augmentation du nombre d’élus français (5 de plus).

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Les précédentes projections, publiées le 27 mars, portaient sur le Parlement d’une Union à 27, sans le Royaume-Uni. Elles attribuaient une baisse du nombre de sièges français aux groupes PPE (188 sièges sur 705, 7 élus français en moins), S & D (142 sièges dont 7 élus français en moins) et EFDD (30 sièges, 6 élus français en moins), alors que les groupes ENL et GUE/NGL voient leur nombre d’élus français progresser, respectivement de 6 et 3 élus.

Après le Brexit, la France passera de 74 à 79 sièges

Sur les 74 sièges français dans un Parlement à 28 États membres, les projections publiées le 18 avril en attribuent 22 à La République en marche (liste Renaissance-LREM), qui, à ce stade, est reprise dans « autres » au sein de l’hémicycle, et au Modem (groupe européen ADLE), 20 au Rassemblement national (qui, aujourd’hui, est membre du groupe européen ENL), 13 aux Républicains (PPE), 7 à la France insoumise (GUE/NGL), 7 à Europe Ecologie-Les Verts (Verts/ALE) et 5 à la liste Parti socialiste-Radicaux de gauche (S & D) - Place publique.

Dans le cas d’une Union à 27, les projections publiées le 27 mars attribuaient 23 des 79 sièges d’eurodéputés français à LREM et au Modem, 21 au Rassemblement national, 13 aux Républicains, 8 à la France insoumise, 8 à Europe Ecologie-Les Verts et 6 au PS-Radicaux de gauche-Place publique.