Abonné

FranceAgriMer Un plan pour « doubler » la production de blé dur avant 2025

- - 3 min

Le conseil spécialisé « céréales » de FranceAgriMer, qui s'est tenu le 13 mai, a adopté un plan de relance pour « doubler la production de blé dur » avant 2025. La demande intérieure et extérieure de cette céréale est en forte hausse, alors que la production française décline.

Un plan-cadre de dix orientations, adopté le 13 mai par le conseil spécialisé « céréales » de FranceAgriMer, vise à doubler la production de blé dur, fortement déficitaire. Le point de départ de ce plan de relance est une demande des industriels semouliers, qui ont sonné l'alarme en novembre 2014, face aux difficultés d'approvisionnement rencontrées par l'industrie des pâtes et de la semoulerie, alors que les surfaces françaises ont plongé.

Atteindre les 600 000 hectares

Les superficies de blé dur étaient encore, avant 2010, de l'ordre de 500 000 hectares. Elles ont sombré à 341 000 hectares pendant la campagne 2013/14, pour descendre à 288 000 hectares en 2014/15. « L'objectif serait de revenir à 500 000 hectares, et d'atteindre 600 000 hectares », a indiqué Rémy Haquin, président du conseil spécialisé.

Par cette relance des surfaces, la filière du blé dur espère atteindre un niveau de moisson annuel de 3 à 3,5 millions de tonnes (Mt), contre 1,8 Mt en 2013/14.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Le premier des dix volets du plan-cadre, qui reste à remplir par des actions concrètes (« qui fait quoi ? »), consiste à développer la culture du blé dur dans toutes les zones de production possible : les zones traditionnelles (Sud-Ouest et Sud-Est), mais aussi le Centre et les départements du centre-ouest océanique. « Que les producteurs qui en font un peu en fassent plus, que ceux qui n'en font plus en refassent, que ceux qui n'ont ont jamais fait en fassent un peu », tel est l'objectif résumé par Rémy Haquin.

Les autres volets indiquent la nécessité : de faire reconnaître par la Pac le blé dur comme une production à part entière, distincte du blé tendre ; de développer la recherche ; de diffuser les nouvelles variétés ; d'optimiser les pratiques agronomiques ; de consolider le dispositif d'aides couplées ; d'adapter la collecte du blé chez les organismes stockeurs ; de développer la transformation du blé dur en France ; de développer une exportation soutenue et régulière ; et enfin de communiquer, notamment à destination des producteurs.

Les exportations d'orge 2014/15 vers les pays tiers révisées en hausse de 200 000 tonnes

Les exportations françaises d'orge vers les pays tiers pour la campagne céréalière 2014/15 ont été révisées par le conseil spécialisé de FranceAgriMer du 13 mai en hausse de 200 000 tonnes. Le volume total de ces exportations s'élèverait ainsi, d'après le bilan prévisionnel, à 3,3 millions de tonnes (Mt), contre 3,1 Mt prévu en avril. Cette révision s'explique par la demande soutenue de la Chine, moteur de l'exportation, avec un rythme de 220 000 tonnes par mois expédiées des ports français vers le géant asiatique, a précisé Olivia Le Lamer, chef de l'unité grandes cultures de FranceAgriMer. Ce dynamisme se confirme en mai.