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Un prototype élimine le méthane à faible concentration en milieu confiné

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Dans une étude publiée le 18 décembre dans la revue Environmental Research Letters, des chercheurs danois affirment être parvenus, en conditions de laboratoire, à élaborer un prototype permettant de réduire de 58 % le taux de méthane dans l’air. Dénommé MEPS (pour « système d’élimination photochimique du méthane »), il aurait « le potentiel pour constituer une méthode viable d’élimination du méthane à faible concentration dans une atmosphère viciée ». Les scientifiques envisagent d’améliorer leur procédé et de le tester pour les bâtiments d’élevage (porcs, bovins) et les stations d’épuration. Le méthane est traité par « oxydation avancée en phase gazeuse ». Un « système simple et robuste » qui présente l’avantage de « fonctionner à température ambiante ». Dans le détail, le méthane réagit avec des radicaux chlorés, préalablement formés par photolyse de dichlore (application de rayons UV). La réaction aboutit à la production de CO2 (au pouvoir réchauffant 80 fois inférieur au méthane) et de H2 (dihydrogène).

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Comme le rappellent les chercheurs, des technologies sont déjà commercialisées pour éliminer le méthane à haute concentration (de 1 000 à 40 000 ppm). Mais « environ trois quarts des émissions de méthane se déroulent à une concentration inférieure à 1 000 ppm ». À ces faibles concentrations (p.ex. 50 ppm en élevage), seules des « méthodes émergentes » ont vu le jour, qui n’ont pas pu être industrialisées. L’agriculture – et en premier lieu l’élevage – représente presque la moitié des émissions anthropiques de méthane, rappelle la FAO. Atteindre l’objectif de l’accord de Paris (+1,5°C) suppose de réduire ces émissions de plus de 40 % en 2030.

Une méthode à tester sur les bâtiments d’élevage porcins et bovins