Alors que les machines agricoles se perfectionnent de plus en plus et intègrent les nouvelles technologies (GPS…), on assiste de façon concomitante à un retour à de modèles plus basiques et moins onéreux pour les agriculteurs. C’était en tout cas, une des observations qui se dégageaient le 1er mars, lors d’un débat organisé par l’Association française des journalistes agricoles (Afja), au Sima.
Quel machinisme agricole pour l’agriculture de demain ? Telle était la question posée dans le cadre d’un débat organisé par l’Association française des journalistes agricoles (Afja), au Salon international du machinisme agricole (Sima), le 1er mars.
Des exploitations qui se modernisent et des machines plus chères
Depuis plusieurs années déjà, les tracteurs et autres moissonneuses-batteuses ont changé de standing. Plus perfectionnées et confortables, elles coûtent également plus chers. « Le coût du matériel est énorme sur le budget de nos exploitations, malgré l’utilisation des Cuma », explique Philippe Meurs, secrétaire général des Jeunes agriculteurs (JA). Jean-Paul Papillon, responsable économique au Syndicat général des constructeurs de tracteurs et de machines agricoles (Sygma), confirme cette tendance. « Les exploitations s’agrandissent, il y a de plus en plus de mises en commun des moyens techniques et, parallèlement, les machines agricoles augmentent en puissance et en complexité».
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Un retour des machines plus simples
« Mais même avec une plus grande mutualisation des moyens, tout le monde ne peut pas s’offrir ces machines », explique Philippe Meurs. Or, il semblerait bien que les constructeurs qui se livrent une bataille sans merci sur les nouvelles technologies (télédétection, agriculture de précision…) l’aient bien compris. Depuis quelque temps, on assiste à un retour des machines plus simples et moins coûteuses, « mais qui répondent également à toutes les normes de sécurité en vigueur», précise un responsable du groupe Same Deutz-Fahr. Certes, l’agriculteur n’a plus ou moins accès aux nouvelles technologies, mais cela ne semble pas avoir d’impact sur l’exploitation. « Cela ne pénalise en rien les performances des exploitations», estime Philippe Meurs. Il semblerait même qu’au contraire, puisque les coûts plus faibles engagés pèsent moins sur les budgets des agriculteurs.