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Santé Une association se lance à l’assaut des excès de sel dans les aliments

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Une nouvelle association de scientifiques, Salt, veut convaincre les Français de consommer moins de sel et inciter les industriels à en réduire la quantité dans les aliments tout préparés.
Les membres fondateurs de Salt (pour « Sodium alimentaire : limitons les taux », www.salt.asso.fr), sont essentiellement des médecins et des scientifiques (nutritionnistes, endocrinologues cardiologues, …) pour qui le sel « est moins facile à appréhender que le sucre ou le gras », comme l’indique l’un d’eux. Rappelant les normes de l’OMS, qui préconise une consommation maximum de 6g de sel par jour, ils observent que l’on en consomme quelque 9 g/j en France, alors que 2g suffiraient pour combler les besoins d’un adulte et que le sel que nous consommons vient moins de la salière (10% du total) que des aliments transformés (70%) : 25% viennent du pain, 8% des sandwiches et gâteaux, 11% des charcuteries, 9% des plats cuisinés, … Salt entend travailler avec les industriels de l’alimentaire qu’elle invite à son tour de table et reconnaît que l’industrie agroalimentaire a commencé à jouer le jeu en diminuant le sel dans le pain – « personne ne s’en est aperçu », note avec satisfaction le Pr Bruckert- et également dans des soupes et d’autres produits au titre des chartes d’engagement nutritionnel signées par 19 entreprises dans le cadre du PNNS. Mais aujourd’hui les choses se tassent et « peu de progrès sont faits », dit-il. Il suggère déjà aux consommateurs de réduire la consommation d’aliments riches en sel, tels que fromage, charcuterie ou conserves et de ne pas resaler à table. Pour les industriels, il faudrait «réfléchir avec les autorités sur une législation imposant des règles plus strictes aux industriels», souhaite le Pr Krempf.