La chaire de mécénat Germea visant à étudier les nouvelles formes d’organisation économique et sociale de la production agricole a été lancée le 19 octobre. Portée par l’Ecole nationale supérieure agronomique de Toulouse (INP-ENSAT) et adossée au fonds de dotation de l’université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, elle est soutenue par trois mécènes : les groupes coopératifs Vivescia, Euralis et Terrena. Elle disposera d’un budget de 300 000 euros sur cinq ans et son action se déroulera autour de quatre axes, a expliqué le titulaire de la chaire et enseignant chercheur à l’INP-Ensat François Purseigle.
Le premier axe consistera à mieux comprendre les « mutations » des entreprises agricoles motivées notamment par « la captation et le contrôle de la valeur » ; à analyser l’effet de ces mutations sur les métiers dans l’agriculture (nouvelles formes de salariat, de gestion de la main-d’œuvre et de pratiques managériales) ; et à comprendre comment ces nouvelles entreprises s’insèrent dans les territoires « en s’émancipant » des grands systèmes historiques tels les coopératives. Les chercheurs comptent aussi analyser comment les nouveaux services numériques participent aux changements des structures d’entreprise. « Il y a trois grandes stratégies que nous cherchons à étudier dans le cadre de la chaire : les stratégies d’association, de délégation et d’intégration », a précisé François Purseigle.
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Les deuxième et troisième axes consisteront à sensibiliser sur ces sujets les ingénieurs agricoles (en formation initiale) et les professionnels (en formation continue). Le quatrième volet consistera à communiquer le fruit de ces recherches via des séminaires, des colloques et des publications.