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Porcs Une enveloppe supplémentaire pour la cessation d'activité

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En déplacement en Bretagne, le ministre de l'Agriculture a annoncé une enveloppe supplémentaire de 2 millions d'euros pour accompagner la cessation d'activité d'éleveurs de porcs. Une mesure qui suscite l'indignation de la Confédération paysanne. A cela s'ajoutent deux millions d'euros destinés au fond d'allègement des charges. Pour la rentrée, le ministre, qui se flatte d'avoir obtenu de Bruxelles une mesure de stockage privé, compte sur l'obtention de restitutions à l'export. Au niveau national, il prévoit  un plan d'action pour la filière porc sur la base des conclusions du rapport dirigé par Jean-Louis Porry. 

Le ministre de l’Agriculture n’est pas arrivé les mains vides en Bretagne, où il a visité une exploitation porcine le 22 décembre. Il a annoncé une aide de 2 millions d’euros pour les éleveurs souhaitant quitter la production porcine et une enveloppe de 2 millions d’euros au titre du fond d’allègement des charges. Cette somme s’ajoute aux 5 millions d’euros d’aide à la cessation d’activité annoncés le 5 décembre. Il faut également ajouter un million d’euros de reliquat sur les 5 millions d’euros d’allègement de charges annoncés en mai dernier. Les allègements de charges concernent les intérêts des emprunts. Quant aux aides à la cessation d’activité, elles visent, selon le ministère, à accompagner “un certain nombre d’éleveurs qui souhaitent quitter la profession”.

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500 euros par truie

 Les modalités de mise en place de la cessation d’activité sont en cours de discussion mais le cabinet du ministre a convenu que la somme de 500 euros par truie est une base de travail. Ces mesures françaises viennent s’ajouter à la mesure européenne de stockage privé d’environ 100 000 tonnes ouverte le 22 décembre. Le ministère ne désespère pas d’obtenir des restitutions à l’exportation dès le mois de janvier. Des mesures qualifiées de “ conjoncturelles” par Pascal Viné, conseiller du ministre, auxquelles devraient s’ajouter des mesures "structurelles" qui seront mises en place au niveau national dès le mois de janvier. Elles devraient s’inspirer du rapport dirigé par Jean-Louis Porry, qui sera officiellement remis au ministre le 6 janvier. Dans la foulée, M. Porry se verra confier l'établissement  d'un plan d’action pour la production porcine sur la base des conclusions de son rapport. Ce document devra être rendu pour fin janvier. Il devrait prévoir notamment un meilleur étiquetage des viandes et un système spécifique de cotation des pièces de découpe. Pascal Viné insiste sur le fait que les mesures décidées par le gouvernement le sont en étroite collaboration avec l’interprofession porcine Inaporc. Un interlocuteur qui lui semble d’autant plus crédible qu’il rassemble les représentants des professionnels de toute la filière, à l’exception des syndicats agricoles minoritaires. La reconnaissance officielle de l’Inaporc est désormais acquise. L’arrêté interministériel correspondant est signé et sera publié dans les prochaines semaines.