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Éthanol cellulosique Une étape critique pour l’éthanol de 2e génération

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L’industrie des enzymes pour fabriquer de l’éthanol cellulosique, à partir de résidus de récoltes agricoles, comme les pailles, entre dans sa phase de commercialisation, a indiqué le 8 janvier le centre de recherche finlandais VTT.

«La commercialisation des procédés de seconde génération d’éthanol, qui utilise de la biomasse lignocellulosique au lieu d’amidon, a franchi une étape critique : une quinzaine d’usines sont à construire en Europe, Amériques et Asie », a affirmé le VTT Technical Research Centre. La biomasse lignocellulosique étudiée par les chercheurs du programme est contenue dans le bois d’arbres comme les épicéas, dans les sons de blé, les pailles de blé et orge et les rafles de maïs.

La conversion de la biomasse en sucres accélérée

« Les résidus de récoltes contiennent un abondant volume de biomasse lignocellulosique », a-t-il ajouté. Le VTT coordonne le programme de recherche européen Disco (Discovery of novel enzymes). Ce programme « a développé de puissants enzymes, qui accélèrent la conversion de la biomasse en sucres et en produits comme le bioéthanol », a précisé le VTT Technical Research Centre. Un frein à l’hydrolyse de la cellulose est aujourd’hui maîtrisé. Une avancée scientifique de ce programme est en effet la production de connaissances sur les propriétés de la lignine, une composante importante de la lignocellulose, ce qui a aidé les scientifiques à développer des enzymes tolérant mieux la lignine lors des phases d’hydrolyse de la cellulose. Une firme néerlandaise, Dyadic, partenaire du projet Disco, commercialise déjà dans divers pays du monde, notamment aux Pays-Bas, ces enzymes capables de dégrader la cellulose en sucres fermentescibles.

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