La Commission de Bruxelles a approuvé le 11 novembre la mise en œuvre de l’étiquetage dans l’UE des produits importés des colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés, une mesure aussitôt dénoncée par Israël. Aujourd’hui, ces produits, en grande partie agricoles (fruits, légumes, vin), originaires des implantations israéliennes en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et sur le plateau du Golan sont étiquetés comme élaborés en Israël. Aux termes de la décision de l’exécutif européen, l’industrie alimentaire et la distribution devront mentionner spécifiquement sur les étiquettes qu’ils viennent des colonies, qui pour l’UE comme pour la communauté internationale, ne font pas partie du territoire d’Israël.
« C’est une question technique, pas une prise de position politique », a insisté Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission. Bruxelles explique sa décision par la nécessité d’informer les consommateurs de l’UE de l’origine des produits, conformément à la législation communautaire.
À l’inverse, le ministère israélien des affaires étrangères a fustigé une « mesure discriminatoire » prise pour des « raisons politiques », le premier ministre Benjamin Netanyahu jugeant que « l'Europe devrait avoir honte ». Et Israël a finalement annoncé la suspension du dialogue diplomatique avec l'UE.
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Les importations concernées, produits agricoles et cosmétiques, représentent moins de 1 % du total des échanges commerciaux entre l’Union et Israël, soit 154 millions € en 2014, selon des chiffres de l’exécutif européen.
(FXS)