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Une nouvelle solution pour augmenter la teneur en fibres des aliments

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Ces nouvelles fibres peuvent enrichir les aliments qui en contiennent peu

Des scientifiques ont réussi à transformer l’amidon naturellement présent dans le blé, le maïs et le manioc pour en faire une fibre alimentaire qui peut enrichir certains aliments, sans changer leur texture, leur goût ou leur aspect.

Des chercheurs de l’Institut royal de technologie de Melbourne (RMIT), en collaboration avec l’entreprise d’ingénierie Microtec Engineering Group, ont annoncé fin novembre 2022 avoir développé une fibre à base d’amidon qu’ils appellent « invisible ». Baptisée FiberX, elle est résistante à la digestion dans l’intestin, tout comme les fibres ordinaires.

L’équipe menée par Asgar Farahnaky a utilisé une technologie avancée de modification de l’amidon issu de plusieurs sources, y compris de déchets alimentaires. Cette technique leur permet de convertir « plus de 80% de l’amidon en fibres alimentaires », souligne le communiqué du RMIT.

D’après l’équipe de recherche, FiberX présentant l’avantage d’être lisse et neutre en goût, peut servir à enrichir les aliments à faible teneur en fibre, comme le pain blanc, les gâteaux, pâtes, pizzas et sauces, afin d’améliorer leurs qualités nutritionnelles. Elle peut aussi être intégrée dans des recettes sans gluten, allégées ou à faible index glycémique. Dans le cadre du projet, les chercheurs ont mené des tests sur du pain et des gâteaux. Ils ont pu ajouter jusqu’à 20% de fibres « tout en maintenant le goût et la texture du produit d’origine ».

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Bienfaits du régime riche en fibres

Les chercheurs rappellent les nombreux bienfaits d’un régime riche en fibres pour le bon fonctionnement du système digestif, mais aussi pour aider à prévenir « l’obésité, le diabète de type 2 et réduire les risques de certaines maladies cardiovasculaires ».

FiberX est d’ores et déjà prête à être commercialisée par Microtec et le RMIT auprès des industriels de l’agroalimentaire pour une utilisation à grande échelle. Pour Asgar Farahnaky et son équipe, la prochaine étape sera d’arriver à produire cette fibre grâce à des « alternatives écologiques ». Il compte notamment utiliser l’amidon contenu dans les légumineuses, souvent sous-produits de l’industrie des protéines végétales.