L’incertitude qui entourait encore, quelques jours après le scrutin, l’issue des élections présidentielles aux Etats-Unis – même si la balance penchait du côté du démocrate Joe Biden face au sortant républicain Donald Trump – ne fait que prolonger l’impatience d’une partie de la communauté internationale de voir un changement d’exécutif à Washington. En moins de quatre années de présidence Trump, les Etats-Unis – dans le désordre – se sont retirés de l’Accord de Paris sur le climat, ont rompu leurs négociations sur un accord de libre-échange avec l’UE, ont bloqué le fonctionnement de l’OMC notamment de son Organe de règlement des différends (en empêchant la nomination des juges du dispositif d’appel), ont quitté l’accord de libre-échange transpacifique et se sont lancés dans une guerre commerciale avec la Chine, ou encore ont imposé des droits de douanes punitifs à l’UE dans leur différend concernant les aides accordées aux avionneurs Airbus et Boeing. Même si, comme l’espère certainement une large partie du personel politique des institutions européennes, c’est Joe Biden qui est finalement élu, il ne faut pas non plus attendre de cette élection un réel demi-tour sur l’ensemble de ces dossiers. Certes, l’ancien vice-président de Barak Obama promet le retour des Américains dans l’accord de Paris. Mais sur les sujets internationaux, même si les tensions devaient s’apaiser, tout ne sera pas remis à plat. Joe Biden a déjà indiqué qu’il veut « une stratégie mondiale » pour « lutter contre les pratiques commerciales déloyales mettant en péril la production sur le sol américain ». Il profitera donc vraisemblablement de la méthode de Donald Trump avec la Chine en particulier, que ce soit dans leurs relations bilatérales ou dans le fonctionnement de l’OMC. Sur ces dossiers, l’UE espère de toute façon, elle aussi, en tirer parti.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.