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Une solution « naturelle » contre les mammites testée dans cent fermes

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Les laboratoires Biodevas ont lancé, le 28 octobre, la première phase d’expérimentation grandeur nature d’une solution à base d’extraits de plantes, alternative aux antibiotiques et aux intrants chimiques, développée dans le cadre du projet Néolac. Étendu sur quatre ans, ce programme a pour objectif de mettre sur le marché des produits phytogéniques, composés exclusivement d’extraits de plantes issues de l’agriculture biologique, « concernant la santé de la mamelle », et notamment la lutte contre les infections « contre lesquelles il n’existe pas suffisamment d’alternatives scientifiquement validées », affirme un communiqué. Cent fermes adhérentes à la coopérative Sodiaal se sont portées volontaires pour tester l’un des produits développés par Biodevas pendant un an. Celui-ci vise à améliorer l’immunité des vaches, prévenir la gestion de la période peripartum et limiter l’apparition des mammites au cours de la lactation et du tarissement.

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Le laboratoire estime un gain par ferme et par an « de plusieurs milliers d’euros » grâce à l’utilisation de son produit qui, selon lui, permettrait de réduire les frais d’élevage et les pertes économiques, en limitant notamment les pénalités financières infligées en raison de la mauvaise qualité sanitaire du lait en cas de mammite dans un troupeau. En stimulant le système immunitaire de la mamelle, la solution réduirait le taux cellulaire du lait, en améliorerait la qualité et, par conséquent, la valorisation. L’Inrae, partenaire du projet, est entré en phase de test début septembre dans l’une de ses fermes expérimentales, située près de Rennes. L’expérimentation à plus large échelle doit permettre de valider l’efficacité de la solution « en situation réelle. » Néolac est financé à hauteur de 2,5 millions d’euros. Des investissements supportés à 51,3 % par Biodevas, 39,7 % par Sodiaal et 9 % par l’Inrae.

Un gain par ferme et par an « de plusieurs milliers d’euros »