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FAO Une stratégie mondiale de lutte contre la fièvre aphteuse adoptée

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La FAO et l’OIE ont adopté le 29 juin à Bangkok une stratégie mondiale de lutte contre la fièvre aphteuse qui cause 5 milliards de dollars de pertes annuelles dans le monde, surtout dans les pays les moins développés.

Une nouvelle stratégie mondiale de lutte contre la fièvre aphteuse a été approuvée le 29 juin par les représentants de plus de 100 pays et des bailleurs de fonds internationaux réunis à Bangkok pour la Conférence mondiale sur le sujet, organisée par la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) et l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale). On estime que les pertes annuelles mondiales dues aux foyers de fièvre aphteuse s’élèvent à 5 milliards de dollars par an dans le monde. Et ce sont les pays en développement qui sont souvent les plus durement touchés. « La fièvre aphteuse n’est pas une priorité pour de nombreux pays, mais lorsqu’elle frappe, les dégâts sont colossaux et vont des pertes de production à l’abattage systématique des animaux et aux interdictions de commerce. Une bonne gouvernance des services vétérinaires nationaux est un élément crucial de l’atténuation de la fièvre aphteuse qui aura un impact positif sur la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté », a expliqué le directeur général de l’OIE, Bernard Vallat.

Création de banques de vaccins régionales
La stratégie élaborée par la FAO et l’OIE émet des recommandations à l’intention des pays en matière de lutte contre les foyers de fièvre aphteuse, et leur permet de prendre des mesures précoces pour empêcher la maladie de se propager aux exploitations et communautés voisines ou de franchir les frontières : une meilleure efficacité des systèmes de surveillance, des capacités des laboratoires et en termes de contrôle des déplacements des animaux, ou encore la création de banques de vaccins régionales. « Pour garantir le succès de la stratégie mondiale, le partenariat entre la FAO et l’OIE ne suffit pas. Il faut la participation des producteurs et des secteurs de la commercialisation, ainsi que celle des services vétérinaires, des sociétés pharmaceutiques et des fabricants de vaccins, sans compter l’appui soutenu des institutions de financement et la générosité des bailleurs de fonds », a prévenu le sous-directeur général de la FAO Hiroyuki Konuma.

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