Abonné

Une usine plus grande, plus productive et plus souple pour Pierre Martinet

- - 3 min

Après des retards dus à la crise de la Covid-19, le leader du taboulé et fabricant de salades traiteur Pierre Martinet dispose enfin d’un outil de production et de stockage renforcé sur son site principal de Saint-Quentin-Fallavier. Un investissement qui doit lui permettre de reprendre le chemin de la croissance après une année de stabilité. Les projets de croissance externe se sont soldés par des échecs.

Avec plus de six mois de retard dus à la crise sanitaire, l’extension de l’usine et du siège du groupe Pierre Martinet, à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), est chose faite depuis fin 2020. Si la surface de bureaux a été agrandie de 2 500 m2, le levier de croissance se trouve surtout dans l’agrandissement de 2000 m2 des zones de préparation et de conditionnement des salades traiteur. La capacité de production passe de 200 à 250 t/jour.

Ces ateliers ont été dotés d’équipements qui représentent la moitié de l’investissement total de 15 millions d’euros. À commencer par un trans-stocker entièrement robotisé pouvant contenir 1 400 palettes. La capacité de stockage de produits finis du site passe ainsi de 550 t à 850 t, offrant une souplesse de 2,5 jours pour la période de forte demande, l’été. « Cela vise à répondre à une augmentation de la demande, commente Christophe Fra, responsable industriel, mais aussi aux importantes oscillations des volumes du pôle distribution d’une semaine sur l’autre ».

Cinquante-six palettes par heure entrent dans ce trans-stocker, alors que cent dix par heure en sortent, grâce à un System vehicle loop (SVL) qui oriente les palettes pleines, soit directement vers un camion (trois poids lourds de trente-trois palettes chargés en une heure) soit vers un stock déporté. Au-dessus de l’atelier, trois cent vingt palettes de cartons, entreposées sur une dalle robotisée, sont descendues par ascenseur au fil des besoins. Enfin, 50 K€ sont investis pour remplacer le PVC des barquettes par de l’Apet (*). Cette usine fonctionne le jour pour les clients (90 % de GMS) et la nuit pour fournir les autres sites du groupe, chacun servant non seulement à la production, mais aussi à la logistique.

Stabilité du chiffre d’affaires

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

agrandissement
Suivi
Suivre

Grace à ces investissements, Pierre Martinet compte sur une croissance de 3 à 4 % en 2021 après une année 2020 affectée par la crise sanitaire : « Nous espérions une hausse de 6 %, mais nous avons finalement fait le même chiffre d’affaires qu’en 2019, soit 178 M€… ce qui est déjà beaucoup », assure le président-fondateur. En parallèle, les discussions qu’il avait engagées pour deux opérations de croissance externe « se sont mal passées », explique-t-il, et n’ont donc pas abouti. L’une d’elles, en Espagne, aurait pu soutenir l’export, qui plafonne à 4 % du chiffre d’affaires.

Comme en 2020, Pierre Martinet investit encore cette année 1,5 M€ en publicité, prioritairement via des spots TV et sur les réseaux sociaux. Enfin, le 1er avril va être marqué, comme en 2020, par la sortie de nouveaux produits : une salade de carottes râpées, noix de coco et de cajou, graines de courge et purée de mangue, une autre de betteraves aux oignons, et un taboulé au cheddar à l’indienne, respectivement dans les gammes Végétal, Bio et Veggie.

Contrôlée à 84 % par la famille Martinet, l’entreprise compte également deux actionnaires minoritaires, Sofiproteol et Agro Invest depuis 2019.

(*) Polyethylène téréphtalate amorphe (ou PET amorphe)