Le financement de l’Etat pour la vaccination contre l’influenza aviaire devrait être maintenu à 70 % en 2025, jusqu’à la fin de la campagne.
Le ministère de l’Agriculture va renouveler, jusqu’au 30 septembre 2025, le financement à 70 % de la vaccination des canards contre l’influenza aviaire, a appris Agra Presse le 12 décembre. Un arrêté prolongeant la date de validité du financement actuel a été signé et devrait paraître au Journal officiel dans les jours à venir. Le montant de la prise en charge par les pouvoirs publics était un motif d’inquiétude pour la filière foie gras : la prise en charge par l’État, de 85 % pour la première campagne de vaccination (du 1er octobre 2023 au 30 septembre 2024), avait été abaissée à 70 % en août. À la suite à la censure du gouvernement, la filière craignait qu’aucune ligne ne soit dédiée à l’influenza aviaire dans la loi spéciale présentée mercredi 11 décembre. Le maintien de l’engagement de l’État est un signal rassurant, alors que les négociations commerciales avec la grande distribution sont en cours. Le vaccin coûte 1,5 € par canard, dont 32 centimes sont versés par la filière.
Troisième dose dans les zones à risques
Par ailleurs, une troisième dose de vaccin contre l’influenza aviaire est réalisée dans les zones à risque jusqu’au 31 décembre, a appris Agra Presse le 9 décembre. Une stratégie déjà appliquée fin 2024. « En fin d’année, pour la production de foie gras cru, il est courant que des animaux soient gardés un peu plus longtemps en élevage, jusqu’à 14 semaines, explique Marie Laborde, ingénieure au Cifog (interprofession du foie gras). Or, le vaccin perd de son efficacité à partir de 11 semaines. » La troisième dose, inoculée entre la 7e et la 8e semaine, est obligatoire pour les canards destinés à rester plus de 12 semaines en élevage dans les zones à risque de diffusion (ZRD, zones denses) et les zones à risque particulier (ZRP, zones humides) ; elle est volontaire pour les canards destinés à rester plus de 11 semaines en élevage dans les zones à risque ou autour des sites de génétique et de reproduction. Cela représente entre 600 et 650 000 animaux.
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Dans le cadre de la troisième dose, les vaccins, leur stockage et leur acheminement sont pris en charge par l’État, tandis que la filière paie le coût d’application du vaccin par les vétérinaires. Selon la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA), au 11 décembre, 12 foyers de volailles, 3 foyers d’oiseaux captifs et 16 cas sauvages ont été déclarés en France depuis le début de la saison.