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FINANCEMENT/BIOPHARMACEUTIQUE Valbiotis va encore lever des fonds

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La start-up Valbiotis qui a levé 4 millions d'euros depuis sa création il y a deux ans, est encore à la recherche de fonds pour poursuivre son développement. Forts des résultats obtenus avec la solution Vale-dia, les dirigeants espèrent soumettre en 2018 une demande pour une allégation relative à la réduction du risque de diabète de type 2 auprès de l'Autorité européenne de sécurité des aliments.

Dix-huit mois après son premier tour de table, Valbiotis, biotech spécialisée dans les solutions nutritionnelles capables de prévenir les maladies cardio-métaboliques, vient de boucler avec succès une seconde levée de fonds à hauteur de 2,2 millions d'euros. Sofimac Partners et Poitou-Charentes Innovation, les partenaires historiques, ont participé à cette nouvelle levée de fonds et ont été rejoints par Nestadio Capital, un fonds d'investissement à dimension régionale. Les trois dirigeants/ fondateurs Sébastien Peltier, Philippe Charier et Jocelyn Pineau sont toujours majoritaires, mais ne donnent pas le détail des participations des uns et des autres. À peine cette levée de fonds terminée, que Sébastien Peltier, le président de Valbiotis, est déjà en train de préparer la suivante. « Il s'agit cette fois de lever 2 à 3 millions d'euros, uniquement en capital », indique ce dernier, plutôt à la recherche « d'un fonds qui pourrait réabonder ». Sébastien Peltier espère « boucler cette opération à la fin de l'année ».

OBTENIR UNE ALLÉGATION SANTÉ

De quoi permettre à la startup de poursuivre le développement de Valédia, une solution nutritionnelle de prévention du diabète de type 2 pour laquelle le groupe espère soumettre en 2018 une demande pour une allégation relative à la réduction du risque de diabète de type 2 auprès de l'Autorité européenne de sécurité des aliments, indispensable avant toute mise sur le marché. L'obtention d'une allégation santé relative à la réduction d'un facteur de risque de maladie – dans le cas présent d'un diabète de type 2 – est le niveau le plus difficile à obtenir, mais aussi « le plus intéressant », confie Sébastien Peltier. L'obtention de telles allégations santé est beaucoup moins stricte aux Etats-Unis et au Canada notamment, ce qui confère une certaine aura aux produits français.

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A LA RENCONTRE D'INDUSTRIELS

D'ici à 2030 « il existera près de 600 millions de diabétiques de type 2 dans le monde, souligne Sébastien Peltier. Plus un pré-diabétique est diagnostiqué tôt, plus il a de chances de ne pas basculer dans le diabète de type 2. C'est ici que les compléments alimentaires jouent leur rôle, dans le cadre d'une prévention, quand le patient n'est pas encore entré dans un état pathologique ». Une fois l'allégation santé obtenue, restera à Valbiotis à signer « un accord de licence avec un grand groupe pharmaceutique, chimique ou présent dans la nutrition santé », indique le patron de Valbiotis.

La startup a validé le produit sous différentes formes (gélules, comprimés, liquide et ingrédients), augmentant ainsi ses chances de commercialisation. Présent au congrès de l'American Diabetes Association Scientific Session qui s'est tenu mi-juin à la Nouvelle Orléans, Valbiotis est déjà en discussion avec des « pure player français et européens des compléments alimentaires » et va poursuivre les prises de contacts. « Aller à la rencontre d'industriels de l'agroalimentaire comme Nestlé et Danone présents dans la santé, est un de nos objectifs de l'année, précise Sébastien Peltier. Nous ne sommes pas limités à un partenaire pharmaceutique ». Valbiotis qui aujourd'hui comptera bientôt huit personnes, compte tenu de deux recrutements en cours et même une quinzaine avec le personnel universitaire, travaille également sur des programmes de développement dans d'autres pathologies, telles que le surpoids et l'obésité.