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Lin oléagineux Valorex veut contractualiser avec davantage de céréaliers

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Valorex, société bretonne spécialisée dans la thermo-extrusion des graines oléagineuses et protéagineuses pour l’alimentation du bétail, compte conclure à l’automne 2011 plus de contrats d’achat de graines, de lin oléagineux notamment, avec les céréaliers. Cela pour sécuriser les prix pour les céréaliers et pour les éleveurs, dans un contexte de forte volatilité des cours.

Valorex, qui pratique la contractualisation depuis près de dix ans, cherche à étendre les surfaces de cultures sous contrats passés avec ses fournisseurs céréaliers, indique la société. Les contrats entre les producteurs de grandes cultures et la société sont négociés à partir de juin pour signature en septembre-octobre, avant les semis de l’automne. Reprenant la notion de contractualisation promue par le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, l’entreprise spécialisée dans la thermo-extrusion des graines de lin oléagineux compte faire passer les superficies sous contrats de 10 000 hectares actuellement à 15 000 hectares.

Un système de prix garantis

Le système de contractualisation de Valorex fonctionne selon des prix garantis. Le contrat fixe une fourchette de prix qui indique un prix de vente minimum pour l’agriculteur et un prix maximum d’achat pour Valorex. Les prix de vente de graines de lin mini et maxi sont adossés sur la culture dominante l’exploitation, c’est-à-dire le colza ou le blé. « La fixation du prix de la graine de lin sur ce prix de référence, avec l’agriculteur, a pour but de donner une marge à l’hectare équivalente à la marge d’un hectare de colza ou de blé par exemple », explique Stéphane Deleau, directeur général de Valorex. « Le contrat est conçu pour protéger le cultivateur en même temps que l’éleveur, afin que chacun ait envie de poursuivre son métier », résume-t-il.
L’agriculteur s’engage pour une période de trois ans à livrer un volume de graines correspondant à un même assolement en lin oléagineux à Valorex.
À travers cette contractualisation renforcée, le leader de la thermo-extrusion cherche à augmenter la part de graines produites localement, ajoute Stéphane Deleau. Jusque là, un tiers des graines achetées par l’entreprise proviennent de France, sous contrat, d’un bassin de production allant de la Bretagne à l’Eure-et-Loir en passant par les pays de la Loire (Mayenne, Sarthe). Un tiers des graines proviennent de Grande-Bretagne, également à partir de cultures sous contrat. Enfin un autre tiers vient du « marché d’opportunité », en provenance de France, de l’UE et d’Ukraine. « Notre objectif est d’arriver à produire dans le Grand Ouest les deux tiers de nos besoins de graines. Nous estimons que c’est faisable car il reste des surfaces disponibles », estime Stéphane Deleau. Même si tous les animaux d’élevage de France étaient nourris selon la démarche Valorex, « 300 000 hectares de lin suffiraient… à comparer avec les 1 500 000 hectares de colza actuels dont une partie est destinée à l’agro-énergie », ajoute-t-il.

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