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Varenne de l’eau : une mobilisation des barrages hydroélectriques à l’étude

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Réutilisation des eaux usées traitées (REUT), injection d’eau dans les nappes souterraines : le Varenne agricole se penche sur toutes les ressources mobilisables, y compris les barrages hydroélectriques.

« Une étude sur la mobilisation de l’eau des barrages hydroélectriques existants » est lancée, a indiqué le 20 octobre la secrétaire d’Etat Bérengère Abba (ministère de la Transition écologique), lors de l’évènement de mi-parcours du Varenne lancé fin mai. Cela concerne « plus particulièrement le bassin Loire-Bretagne », après un travail déjà mené pour l’Adour-Garonne. L’idée est de « savoir ce qu’on peut utiliser, de cette eau des barrages, pour l’irrigation », a-t-elle précisé.

Tel est l’un des chantiers du Varenne agricole désigné par le thème « Partager une vision raisonnée des besoins et de l’accès aux ressources en eau mobilisables pour l’agriculture sur le long terme ». Son co-président Luc Servant (chambres d’agriculture) en a dressé le 20 octobre l’état d’avancement. Un groupe de travail explore « les potentielles mobilisations de ressources pour une meilleure sécurisation des usages de l’eau », a-t-il expliqué. Parmi les questions soulevées, il y a l’appel aux grands ouvrages existants, le rôle des barrages dans l’écrêtement des crues. Autant de points qui pourront intégrer des plans d’action opérationnels et territorialisés, à l’issue du Varenne de l’eau en janvier 2022.

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La réflexion conduite en Adour-Garonne

L’exemple du bassin Adour-Garonne est mis en avant. Il pousse à « réfléchir à la possibilité de mieux travailler avec les grands barrages », a déclaré lors de la même visio-conférence Alain Rousset, président du comité de bassin. Pourquoi s’intéresser tout particulièrement au cas du Sud-Ouest ? « C’est la région qui souffre le plus du réchauffement climatique », a souligné Alain Rousset, aussi président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. Une mobilisation efficace des retenues hydroélectriques est « qu’elles soient pleines pas seulement en début d’hiver – ce qui est important pour produire de l’électricité – mais aussi en début d’étiage, afin de pouvoir sécuriser l’eau pour l’agriculture », a considéré Guillaume Choisy, DG de l’agence de l’eau Adour-Garonne.

Reste un autre sujet, cher au ministre de l’Agriculture, qui est celui des pluies diluviennes, de plus en plus d’actualité avec le changement climatique. « Sur cette question des pluies diluviennes, quand la nappe est pleine, quand le sol est gorgé d’eau, alors on peut trouver un consensus de toutes les parties prenantes sur le fait qu’il est possible de capter l’excès d’eau », a affirmé Julien Denormandie. Auquel cas, « il faut trouver après, la faisabilité technique de comment on fait ». Les participants à ce Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique n’ont plus que quelques semaines pour y parvenir.

Avoir des barrages pleins « aussi en début d’étiage »