Dans la continuité du Varenne de l’eau – qui s’est achevé le 1er février 2022 –, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a décidé d’organiser une première revue des projets de gestion de l’eau lors de points en tête-à-tête avec les préfets de région. L’idée étant de recenser en priorité ceux qui « pourront voir le jour avant l’été 2023 », précise le ministère de l’Agriculture, et « d’identifier les situations de blocage » pour mieux y répondre.
D’ores et déjà, le cabinet du ministre note trois points qui peuvent faire obstacle au bon déroulé du projet : à savoir la difficulté de trouver des porteurs de projets (la loi ne déterminant pas qui doit les porter) ; celle de suivre le Code de l’environnement lors de la mise en place de ces derniers ; et enfin le financement. Dans certains territoires, des ouvrages hydrauliques ont par exemple été délaissés en raison de moyens financiers insuffisants.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Concernant les réponses, elles se feront « au cas par cas », mais les possibilités de redéployer des crédits alloués à l’hydraulique agricole ou encore de saisir des porteurs de projet sont envisagées. Prochain rendez-vous : un comité de pilotage qui se tiendra le 8 novembre afin d’établir un état d’avancement des 24 actions prévues au terme du Varenne de l’eau. « L’idée, c’est aussi que le ministre remette la pression pour que cela avance », indique le cabinet.
La filière est notamment dans l'attente de plusieurs textes réglementaires, dont les premières versions ne conviennent pas aux Irrigants de France (voir notre article), et d'une méthodologie de l'Inrae et de l'Office national de la biodiversité (OFB) pour définir les niveaux de prélèvement en hautes eaux.