Les acheteurs de végétaux d’extérieur (arbres et arbustes) s’inquiètent du changement climatique. Ils ne baissent pas leurs achats pour autant, mais veulent des espèces adaptées.
A l’occasion d’un webinaire le 17 septembre, l’interprofession horticole (Valhor) et Kantar ont présenté les résultats d’une étude sur la perception des acheteurs de végétaux d’extérieur vis-à-vis du changement climatique et de son impact éventuel. Les Français n’ont globalement pas freiné leurs achats. Cependant, il se dessine le portrait d’un consommateur préoccupé qui agit déjà individuellement.
La sensibilité des acheteurs de végétaux d’extérieur est très forte selon Kantar : ils se disent préoccupés par le climat à 87% et ils mettent en avant la sécheresse et le manque d’eau comme soucis majeur (91%) suivis par les phénomènes climatiques extrêmes (90%) et la perte de biodiversité (88%). Plus des deux tiers considèrent que le changement climatique a déjà un impact sur leurs propres espaces extérieurs. Cependant, Kantar souligne que cette inquiétude ne se traduit pas par une baisse des achats, au contraire. : ils sont 61% à reconnaitre avoir augmenté leur achats ou les avoir maintenus au même niveau (un tiers indique cependant les avoir réduits). Et ils sont 67% à envisager de continuer ainsi dans le futur. Kantar souligne d’ailleurs que 41% des sondés voient la plantation d’arbres et de plantes comme une action positive contre le changement climatique.
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Résister à la sècheresse, premier critère
En revanche, près de la moitié hésite à acheter par crainte que les végétaux ne dépérissent (56%) ou demandent trop d’arrosage (55%). Cela se traduit par des critères d’achats en évolution : plus de la moitié des acheteurs (56%) estiment que la résistance à la sécheresse des espèces sera un critère d’achat plus important à l’avenir, tout comme l’impact positif sur la biodiversité (41%) et les conditions de culture (40%). L’aspect esthétique perd son caractère prioritaire dans les critères d’achat. Le prix demeure important mais pas primordial.
Pour Daniele Schinaia, directeur Insights & Data chez Kantar, «sur le court terme, il faut réagir vite et informer les consommateurs, et aussi valoriser les végétaux climato-compatibles. A plus long terme, l’adaptation de la production sera nécessaire tout comme repenser l’offre horticole autour des nouveaux critères d’achat». L’étude Kantar s’inscrit dans le cadre du « Projet résilient pour évaluer et déterminer des filières innovantes en horticulture dans la Région Grand Est » (Predire) porté par Planète Légumes Fleurs et Plantes et soutenu par la région Grand-Est et le Feader.