Le chiffre d’affaires du groupe Glon (Saint-Gérand, Morbihan) s’est établi en 2004 à 1,22 milliard d’euros (+ 4,3 %) et le résultat net a atteint 18,1 millions contre 14,2 millions l’exercice précédent.
La nutrition animale demeure le premier métier de Glon (58, 8 % du CA) avec 2,8 millions de tonnes produites, plus 3,8 millions de tonnes en équivalent aliment sous licence Sanders.
Suivent la volaille de chair (12,8 %), l’abattage et la découpe de porcs (12,1 %), l’aval de l’œuf (8,3 %) et tout une série de petites activités en termes de valeur.
Selon Christine Quéro-Rio, secrétaire générale du groupe, «les ventes ont été meilleures grâce aux volumes réalisés en volaille-chair, et aux cours plutôt bons en porcs et en œuf».
Glon a engagé 28,2 millions d’euros d’investissements, presque la moitié étant consacrée à l’achèvement des travaux de réfection de la vieille usine Kéranna Volaille, le reste saupoudré sur différentes activités, notamment en nutrition animale (22 %). Sa capacité d’autofinancement a légèrement fléchi à 33,3 millions.
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Cependant la progression des ventes de Glon ne traduit pas vraiment la réalité de l’entreprise, confrontée en 2004 à des difficultés sur plusieurs de ses marchés. Aussi le groupe morbihannais piloté par les deux frères Glon a-t-il accéléré, en 2004, la réduction de ses coûts, quasi essentiellement en nutrition animale.
Plusieurs de ses sociétés commerciales ont été fusionnées dans de grandes régions Sanders et des effectifs licenciés ou des postes non renouvelés. Au total entre 2003 et 2004, Glon a réduit de 100 personnes ses effectifs, à 3900 salariés. Le mouvement devrait se poursuivre sur 2005 avec encore une cinquantaine d’emplois supprimés.
Le groupe morbihannais prévoyait d’investir 23 millions d’euros en 2005, mais le programme a pris du retard, selon Mme Quéro-Rio. L’investissement de l’exercice devrait être « inférieur à 20 millions », a-t-elle précisé. Selon elle, le chiffre d’affaires 2005 devrait être égal ou légèrement inférieur à celui de 2004.
Le groupe morbihannais qui a signé avant l’été une alliance stratégique dans le domaine de l’œuf avec Coopagri Bretagne (Ovoteam) dit rester « ouvert pour de nouvelles alliance s».