La promotion du vin français sur le marché intérieur européen pourrait faire l'objet de financements de l'UE. Le conseil spécialisé « vin » de FranceAgriMer a voté un projet d'avis en ce sens, a annoncé l'établissement le 18 décembre.
À côté de l'appui à la promotion du vin français dans les pays tiers, un dispositif de soutien à la promotion du vin français sur le marché intérieur européen est à l'étude. Le conseil spécialisé « vin » de FranceAgriMer, qui s'est réuni le 17 décembre, a voté un projet d'avis en ce sens, a annoncé l'établissement le 18 décembre. Il reste maintenant pour les professionnels à négocier les modalités de ce dispositif de financement avec la Commission européenne.
La promotion sur l'UE ne fera pas grossir l'enveloppe vitivinicole française
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Il est en revanche certain que ce financement, s'il est retenu finalement, sera assuré par l'enveloppe française consacrée au secteur vitivinicole de 280 millions d'euros, une enveloppe constante. La mesure, si elle est prise, ne fera pas grossir le montant global de l'enveloppe, ce qui écarte le risque d'une opposition de la Commission. Le conseil spécialisé a voté également un projet d'avis visant à ce que les viticulteurs qui replantent après un arrachage obligatoire puissent bénéficier de l'aide à la restructuration du vignoble. Cette mesure concerne « la replantation sanitaire », principalement à la suite de la flavescence dorée, maladie de la vigne qui entraîne son dépérissement. Il n'est pas envisagé pour l'instant de faire bénéficier de la mesure les vignerons dont les pieds de vignes sont atteints de la maladie du bois. Un autre projet d'avis voté concerne le déplafonnement de l'aide à l'irrigation. Jusque là, l'équipement en irrigation ne pouvait être aidé que pour une superficie de 6 hectares maximum. Cette limite de superficie est désormais levée.
Une partie importante du conseil spécialisé « vin » de FranceAgriMer qui s'est tenu le 17 décembre a été occupée à définir une position de la filière sur le futur régime d'autorisations de plantations qui entrera en vigueur le 1er janvier 2016. Ces discussions se poursuivront au conseil de janvier avec des décisions importantes attendues sur les critères d'éligibilité et de priorité pour les plantations nouvelles. « Le consensus avance peu à peu », a-t-on noté à FranceAgriMer. À l'ordre du jour du conseil de janvier figure déjà un point de discussion : « Comment évaluer le détournement de notoriété » d'une appellation par un opérateur plantant de la vigne sans indication géographique dans ou à proximité d'une zone d'appellation ?