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Chercheurs et professionnels Vers un plan d'action contre le dépérissement de la vigne

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La profession viticole a décidé de lancer un plan d'action contre le dépérissement de la vigne, ce syndrome qui affecte la productivité et la longévité de la vigne, a annoncé le Comité national des interprofessions du secteur (Cniv), le 22 juillet, à l'issue d'un séminaire de 200 participants sur ce phénomène. Un consensus se dessine entre les chercheurs et les professionnels (producteurs et metteurs en marché).

Chercheurs et professionnels ont convenu d'agir ensemble contre le dépérissement de la vigne. On désigne sous ce terme un ensemble de maladies du cep qui conduisent à une chute du rendement ou à une mort prématurée du plant.

Ce 22 juillet était la première phase du plan, consistant à obtenir un consensus des chercheurs et des professionnels sur l'inventaire des connaissances et sur l'identification des moyens de lutte.

Nécessaire dialogue des besoins de recherche au sein de la filière 

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De cet inventaire confié au cabinet d'études « Bipe » émerge la volonté de créer une instance de dialogue des besoins de recherche au sein de la filière : « Chercher uniquement pour publier n'intéresse pas la filière », a commenté Jérôme Agostini, directeur du Cniv. Les professionnels aussi devront se remettre en cause : la taille de la vigne, imposée par certains cahiers des charges d'appellation, occasionne parfois l'arrivée de parasites.

L'étude du Bipe, réalisée de février à juillet, a consisté entre autres à faire une analyse bibliographique et bibliométrique (inventaire des publications scientifiques). Une phase de l'étude a visé la mobilisation des chercheurs sur des analyses comparatives : comment les pays voisins traitent le sujet du dépérissement de la vigne et comment d'autres thèmes de recherche sur des espèces ligneuses sont abordés. Ainsi, il est recommandé aux chercheurs d'établir des liens avec les chercheurs sur les dépérissements du chêne, du pêcher et de l'oranger.

La seconde phase du plan sera la définition des mesures concrètes. « Aucune question ne doit être taboue », a ajouté Jean-Marie Barillère, président du Cniv. Cette seconde phase prendra fin en décembre.