Après une hausse de 10% en 2003-04, la production de mâche devrait encore s’accroître de 5-7% en France pour la campagne qui commence, selon Bernard Jéry, président de la section nationale « salade ».
Après la météo l’an dernier, cette année c’est l’effet « surfaces » (+8-10%) qui est susceptible de faire croître la production. Les tonnages, qui étaient pour la France entière de 30 000 tonnes, s’élèveraient à 31 000-32 000 tonnes, ont indiqué les professionnels de la mâche le 22 septembre, à quelques semaines de la campagne qui débutera le 15 octobre. Une croissance qui ne semble pas poser de problèmes d’écoulement : le marché intérieur se développe peu à peu, l’exportation (40%) progresse en Grande-Bretagne et en Espagne grâce à la promotion collective, et des avancées sont menées en Suède, Danemark, Autriche et depuis peu en Tchéquie.
Un bureau interprofessionnel de la mâche
Enfin, tandis que la grande distribution est prête à accélérer les ventes en cas de pic de production, les professionnels, notamment nantais, cherchent maintenant à faire connaître leur produit en RHD (restauration hors domicile), a indiqué Olivier de Grandmaison, président de la section régionale de la mâche nantaise. La mâche nantaise représente 85% de la production française.
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Avec l’aide d’une agence (Canetti Conseil), les professionnels lanceront une campagne à partir d’octobre, puis à partir d’avril, sur le thème « Libérez la mâche! Offrez-lui la place qu’elle mérite (dans les rayons des magasins) ». Ils joueront entre autres sur ses atouts en matière de santé (sa richesse en oméga 3). La profession a constitué en février dernier un Bureau interprofessionnel de la mâche (Bim), qui devient opérationnel. Son but est d’opérer des contrôles de qualité chez les producteurs, les transformateurs et les expéditeurs, « ce qui n’était pas évident, mais finalement les opérateurs ont compris qu’il est de leur intérêt que l’on entre chez eux », selon M. de Grandmaison. Le Bim délivrera aussi des analyses de marché aux professionnels, pour éviter les effondrements de cours.