À travers un partenariat annoncé le 23 février au Salon de l’agriculture, l’interprofession Interbev veut « faciliter » l’approvisionnement en viande du Cnous (Centre national des œuvres universitaires et scolaires), qui compte quelque 950 points de vente, dont 400 restaurants universitaires. Le but ? « Garantir aux étudiants une alimentation durable, équilibrée et de qualité », tout en « soutenant la souveraineté alimentaire », d’après un communiqué. La démarche consiste surtout en un accompagnement des restaurants par Interbev, qui s’engage à fournir des formations gratuites et des outils (guide d’achat, « impactomètres », catalogue de fournisseurs, etc.). Avec 1 400 t de viande rouge par an, l’approvisionnement des restaurants universitaires en protéines animales est déjà quasi intégralement français (à 100 % en bœuf, porc et volailles, à 92 % en produits laitiers).
À partir du 1er mai, les restaurants universitaires devront généraliser le repas à 1 € de reste à charge pour l’ensemble des étudiants. Ce tarif est actuellement réservé aux 700 000 étudiants boursiers fréquentant les restaurants du Cnous ; les 500 000 autres paient 3,30 €, pour un prix de revient entre 8 et 9 €. « Il n’est pas question de toucher à l’équilibre [nutritionnel], à l’origine française ou à la qualité », a martelé la présidente du Cnous, Bénédicte Durand, qui demande des moyens à l’État dans ce but. Le 12 février, le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a annoncé une enveloppe de 50 M€ afin de « compenser intégralement le passage à un euro ».
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« La filière viande est centrale pour la restauration étudiante », a souligné la présidente du Cnous. Ces dernières années, « il a pu y avoir des incompréhensions » avec la mise en place d’un menu alternatif végétarien ; « son taux de prise atteint 30 % », a-t-elle indiqué.
YG