Alors que L214 a publié le 14 novembre une vidéo montrant des « animaux découpés vivants » à l’abattoir de Maurienne, à Saint-Étienne-de-Cuines, la préfecture de Savoie a annoncé, dans un communiqué du même jour, avoir suspendu l’activité de cette usine. « Les constats de non-conformité qui apparaissent sur la vidéo vont faire l’objet d’une analyse approfondie », indiquent les autorités, promettant des « suites appropriées » concernant « les conditions d’abattage, les procédures documentées et le système de surveillance et d’autocontrôle ». Dans son communiqué, L214 dit avoir constaté dix « manquements graves » en dix jours d’abattage (« étourdissement inefficace », « absence de vérification de l’inconscience des animaux », découpe effectuée « sur des animaux présentant des mouvements », etc.). Selon l’association, cet abattoir multi-espèces « appartient au Syndicat du pays de Maurienne » (appartenant à cinq communautés de communes), est « géré par la profession agricole (coopératives et éleveurs) et des bouchers », et « compte parmi ses dirigeants Lionel Rittaud, président d’Interbev Auvergne-Rhône-Alpes ». L214 a porté plainte contre l’abattoir et contre l’État. Fait plus rare, l’ONG « appelle les éleveurs à se porter partie civile » et se dit à leur disposition pour les accompagner dans cette démarche.
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