Abonné

Viandes : les interprofessions veulent « compléter » l’obligation d’affichage de l’origine

- - 2 min

« L’obligation d’indication d’origine des viandes [doit être] complétée », exhortent les interprofessions des viandes rouges (Interbev), du porc (Inaporc) et des volailles de chair (Anvol) dans un courrier envoyé au ministre de l’Agriculture le 13 mars. Les filières des viandes souhaitent que cette obligation « s’applique quels que soient leur utilisation et leur circuit de commercialisation ». Un décret a été publié le 6 mars qui établit cette mesure pour les produits transformés en restauration. « Cette obligation ne pourra pas être correctement appliquée », estiment les interprofessions, car « il n’existe aucune obligation pour les fournisseurs de transmettre l’information sur l’indication d’origine à leurs acheteurs » de la RHD.

Lire aussi Viandes : les restaurateurs doivent afficher l’origine des produits transformés

Par ailleurs, Anvol, Interbev et Inaporc demandent le renouvellement du décret du 21 juin 2023 sur l’affichage de l’origine des viandes crues pour les produits à emporter ou livrés, qui a expiré fin février. Un texte similaire est attendu pour les viandes crues en restauration assise, indiquait récemment Anvol. Et les filières viandes « attendent toujours le renouvellement » du décret du 27 mars 2020, qui instaurait l’obligation d’afficher l’origine de la viande et du lait utilisés en tant qu’ingrédients. Ce texte a expiré le 31 décembre 2021, et les dispositions concernant le lait ont été annulées par le Conseil d’État.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Enfin, pour faire appliquer ces obligations d’affichage, les interprofessions plaident pour « un dispositif d’information et de sensibilisation des professionnels », ainsi que pour un « contrôle de sa bonne application par les services de la DGGCRF ». À titre d’exemple, l’obligation d’afficher l’origine des viandes crues n’est appliquée que par 15 % des restaurateurs, principalement faute d’information.

« Aucune obligation pour les fournisseurs de transmettre l’information »